27 décembre 2012

Le petit poucet avait des cailloux blancs, lui.

 Ne sortons pas les choses de leurs contextes quand bien même ceux-ci dateraient. nous voilà il y a, ouh, déjà plus d'une semaine, dans la rue une jeune fille s'avance d'un pas décidé après être sortie de la bouche de rer. Un sac plastique, dans lequel se trouve seulement un thermos violet qui semble goutter au fond du sac déjà emplis d'une petite flaque de café, lui frôle le molet à chaque pas qui la rapproche de sa destination. Elle sors une cigarette d"un autre sac, qui semble presque vide, et la porte à sa bouche. Son visage quoi qu'il eût pu être beau est défiguré par une fatigue, un agacement et un renfrognement qui le rend antipathique.
Elle s'arrête devant un grand bâtiment bleu et blanc, un hôpital sans aucun doute. Une sonnerie y retentit et un foule d'élève s'en échappe désignant le bâtiment comme un lycée. La jeune fille agacée par la masse criante et beuglante qui l'entoure, s'en réchappe et s'introduit à contre courant dans ce qui est donc dorénavant un lycée. Là une adulte de petite taille lui sourit comme l'on sourirait à son voisin de longue date, une surveillante sans aucun doute. La fille se tourne et se retourne comme à la recherche d'une personne ou d'une information quand soudain son visage s'éclaire à la vue d'un groupe de personne qui lui font de grands signes à travers une baie vitrée. Elle les rejoints souris et enlace une métisse de son âge, salut d'une air récitent un jeune homme et se présente à une autre jeune femme qui ne quitte pas la jeune métisse. Puis tous ils s'engouffre dans une salle où se tiennent quatre adultes l'air sérieux, discutant entre eux près d'un tableau vert, quelques élèves regroupés en groupe d'amis sur des chaises et quelques ados accompagnés de leurs parents qui regardent au loin tentant d'oublier la honte de ne pas être venus entre amis.

Cette jeune fille vous l'aurez aisément deviner c'est moi et cette salle n'est autre que la permanence de mon ancien lycée où mon prof d'histoire actuel m'a très fortement demandé de venir participer à la présentation de l'hypokhâgne. Outre que j'y ai perdu mon temps de révision avant mon concours blanc d'histoire (oh quelle ironie) et que je me suis royalement fait chiez à écouter un branlu de péteux de ma classe répeter combien le bac est facile à des élèves qui stressaient tout autant que nous le faisions à leurs place, j'y ai surtout remis en cause tout mon choix d'orientation.
Non que je n'y croyais pas fermement quand je leurs ai dit que c'était une réelle ouverture culturelle, un approfondissement de toute les matières, un encadrement formateur et instructif, l’acquisition de vraies méthodes de travail. Je le pensais de tout mon cœur, quoique mon esprit rêvait plus de mon lit qu'autre chose, et je ne mentais pas en les détrompant sur les divers clichés pas erronés mais tellement amplifiés qu'ils semblent aberrants mais, mais il y en a une qui a posé la question que mon esprit refoule depuis le début de l'année : "Mais concrètement pourquoi s'imposer ça ?"

Concrètement pourquoi je suis là à culpabiliser de ne pas avoir commencer mon commentaire d'anglais ou appris les 52 khôlles d'histoire ? L'ENS, si je tiens ma khâgne j'aurais beau la tenter je vais la rater ne nous leurrons pas, les écoles de commerce ne m’intéressent à priori pas, je n'ai pas le niveau pour une école de traduction et les écoles de journalisme sont réputées comme inaccessible. Donc concrètement je suis là pour retourner en fac. Non pas que je vois cela comme un échec, loin de moi l'idée de penser ça, mais pourquoi m'imposer tout ça, ce détour là si je peut aller en fac directement ? Je n'hésite même pas entre plusieurs matières, je sais déjà que ce serait lettres modernes car si j'aime tout le reste c'est ça que j'aime plus que tout. Ce serait même lettres modernes avec un UE de suédois histoire de quiphé. Alors pourquoi en suis-je là ? Je n'en ai pas la moindre idée et ça me fait si peur. 


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6 commentaires:

  1. Ce que tu fais là ? Tu fais une expérience. Tu grandis. Tu apprends. Tu vis ta vie. On ne fait pas toujours les bons choix, dans la vie. Mais aucun des choix que nous faisons, des chemins que nous empruntons ne doivent être considérés comme inutiles. Toutes les expériences sont bonnes à prendre. Certaines sont plus dures que d'autres, mais toutes nous apportent quelque chose, nous enrichissent.
    C'est normal que tes doutes te fassent peur. Je n'ai pas fait les mêmes choix que toi, mais j'ai peur aussi, j'ai des doutes, des regrets même, parfois. Et pourtant, je sais que je sortirai de cette année grandie et enrichie de ce qu'elle m'aura apprise, le bon comme le mauvais.

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  2. Je suis ton blog depuis un moment, car j'aime bien lire des expériences de préparationnaires, et j'apprécie vraiment ton style d'écriture, épuré et souvent poétique. Mais je dois dire que ton article m'agace prodigieusement.
    Si toi-même tu ne crois pas à l' "enrichissement" que la prépa te procure, tu n'as qu'à y aller, à la fac. De toutes façons, si tu te poses la question et que tu t'en plains avec autant de lourdeur, et aussi souvent, c'est que tu ne veux pas vraiment en saisir tous les avantages. Et si tu raisonnes en ces termes puérils : "pourquoi travailler alors que je pourrais avoir la même chose en ne faisant rien?" c'est que tu n'es même pas capable de profiter de tout ce qu'un tel enseignement peut t'apporter.

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    1. Tu n'as pas complètement tort, même pas du tout. Je sais bien que je me plains beaucoup trop, que j'avais le choix, je l'ai fait et je n'ai plus qu'à l'assumer. Je le fais très bien en réalité et tu fais très bien de me rappeler d'écrire aussi les jours où je suis heureuse, où ça me plait, où je prends même carrément mon pied !

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  3. On s'en fiche que tu te plaignes, c'est le contraire qui serait plutôt étonnant! Le tout mainant c'est que tu apprecies au mieux,à leur juste valeur,les moments ou les rares bons côtés que tu peux trouver en prepa. Essaye de kiffer chaque bouquin que tu lis,tu te seras ptet pris la tête à comprendre certains,t'auras fini par les comprendre et bah c'est super! Approfondis e allant au musée,au cinéma,et tu verras que t'auras plus l'impression de ne "faire que ça". Quelqu'un a dit que' apprendre c'était prendre le risque de changer sa façon de penser,c'est vraiment je t'assure que quand je repense à moi en hypo, et moi après les concours,mon mode de réflexion est différent! J'ai grandis,j'ai changé,je sais plus de choses et j'utilise toutes ces connaissances engrangées à bon escient. Prend juste le meilleur de ce que la prepa peut offrir et ne te fatigue plus trop sur ce qui la rend penible :)

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  4. C'est une réaction normale. Etre à la fac n'est pas une seconde un echec, vraiment. Il vaut largement mieux être épanouie dans une matière que tu aimes, comme les lettres, que de t'épuiser à en suivre 6 ou 7 qui ne t'intéressent qu'à moitié. L'hypo est une super base, je ne pense pas qu'on puisse vraiment regretter d'être passé par là, donc termine ton année, sois forte, et va à la fac ensuite. Après, les progressions entre Hk et KH sont vraiment impressionnantes, donc réfléchis bien.

    Bises, et courage !

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  5. Attention à l'orthographe !!!

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