29 août 2012

Où je satisfais les lecteurs


 Suite à mon message où je demandais votre contribution, il m'a été ardemment demandé (trois pauvres personne) d'écrire sur la littérature ou les livres. C'est effectivement assez ironique de ma part d'entrer en hypokhâgne, de lire environ un bouquin par semaine et de pourtant ne jamais en parler. Fut une lointaine époque (il y a 1 an) où je tenais encore ma "critique pseudo-culturelle" mensuelle qui permettait de parler de ce sujet cher à mon cœur et je ne me souviens plus trop pourquoi j'ai cessé de l'écrire. Quoi qu'il en soit, ne me considérant pas comme une future Sartre prête à vous faire un traité sur la nature de la littérature, je vais plutôt vous parler des livres que j'ai lu cet été. Et autant dire que j'en ai lu vu la liste de lecture qui m'a été imposée ! Mais pour ne pas (complètement) perdre le goût de lire (car j'ai parfois l'impression de le perdre) j'ai essayé d'allier mes envies littéraire avec ma bibliographie et je me retrouve donc là à 6 jours de l’échafaud, n'ayant lu aucun livre de géo, d'histoire ou de latin. Je n'ai lu qu'un livre de méthodologie, pas réussir à finir mes livres en anglais et même pas envisagé ceux en allemand. Bref, je suis dans la merde.

Mais aujourd'hui je n'écris pas pour me plaindre, je vous ai promis un article sur des livres : me voilà !

Cent ans de Solitude : Un livre PARFAIT, je regrette de ne pas avoir fait espagnol juste pour l'impossibilité de ne jamais pouvoir le lire en version originale. (à lire avec une feuille à portée de main pour construire l'arbre généalogique car les protagonistes ont tous le même nom)

Du coté de chez Swann : Et dire que je vais devoir lire encore 2 autres tomes de la recherche ! Je me suis vraiment fait chier, c'est pas bien, je devrai avoir honte, c'est un mythe, un chef d’œuvre de la littérature française et pourtant je me retrouve comme lors qu’après avoir bravé les touristes japonais je regarde la Joconde et je pense "Mais pourquoi CE tableau alors qu'il y des chefs-d'oeuvres milles fois plus beau et moins chiant à côté".

Le Bruit et la Fureur : Très très dur. Faulkner utilise un point de vue tellement interne qu'on ne possède aucun point de repère, aucune attache. On est lâché dans la vie de personnage dont on ne sait vraiment rien durant les 100 premières pages qui racontées du point de vue d'un débile mental n'ont à priori aucun sens. C'est très beau, vraiment, je ne dis pas ça juste pour masquer un quelconque ennui, c'est vraiment un très beau style et pourtant je n'ai pu m’empêcher de sauter des pages.

Lorrenzaccio :  Je voulais lire ce que les Terminale L analyserons au bac littérature et je n'ai franchement aucun ressenti à rendre sur cette oeuvre.

Le Jeu de l'amour et du Hasard : J'avais vu la représentation et même à l'écrit ça reste toujours aussi drôle.

Le Joueur : Pas mal, j'aime beaucoup Dostoïevski alors je ne suis pas objective cependant ce n'est certainement pas le meilleur. Seulement 200 pages (sic) ne semble pas l'aider à exprimer tout ses talents même si je sais bien que ce maître russe ne l'a dicté qu'en une quinzaine de jours.

Andromaque : (Version Euripide) Une toute autre façon d'aborder l'histoire, de mettre en scène, de faire vivre les personnages : ce n'est pas la tragédie classique ultra-connue c'est la tragédie grecque dont elle s'inspire. Et même si j'adore Racine il est vrai que ça fait du bien de lire une version où Hermione n'est pas seulement une grosse chieuse, où Andromaque ne menace pas constamment de se suicider et où la pièce ne se clôt que sur un mort (et non dix-huit)

Le club des incorrigibles optimistes : Ce n'est pas la première fois que j'achète un roman uniquement pour son titre, le dernier en date avait était "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" et autant dire que j'avais été très déçue. Dans ce cas c'est différent : le roman est d'abord un peu lent et on a l'impression de s'être encore une fois fait arnaquer pourtant on fini par ne plus en décrocher et on redemanderai bien une centaines de pages en plus sur ces histoires emmêlées au milieu du paris des années 60.

Voilà c'est tout. Quand je regarde le peu de livre dont je parle ici qui sont mes lectures de cet été, je me dis que je suis vraiment dans la chiasse en ce qui concerne la rentrée !



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28 août 2012

7 jours avant ma mort


 Non non non et non ! (je me prends pour Gusgus dans Cendrillon il parait) J'ai découvert que je connaissais quelqu'un dans ma futur classe. Je savais bien que je connaîtrai des gens dans mon futur établissement, c'est le risque encouru pour aller à deux stations de RER de mon ancien établissement, mais de là à penser qu'ils seraient dans ma classe, ça non. Je voulais la paix, ne revoir aucune des têtes que j'ai déjà dû supporter pendant 7 ans. Je vois l'hypokhâgne comme un nouveau départ alors me retrouver sur les startings blocks avec le petit ami d'une copine que j'aime pas (fait pas genre on à tous des copines/copains qu'on aime pas) merci bien !

La rentrée se rapproche un peu plus chaque jour et l'angoisse avec. J'ai l'impression de ne pas mériter ma place, que je vais en hypokhâgne par erreur. Je n'ai pas le niveau en langues et je n'ai rien fait pour y changer quoi que ce soit, j'aurais du travailler ne serai-ce qu'un peu et je n'ai fait que me rouler dans mon lit. Je sais bien que ce n'était pas possible de tout lire mais je n'ai objectivement pas foutu grand chose. Je ne peux pas revenir sur ma glandouille estivale alors je devrais en profiter pour me motiver et commencer cette année avec les manches remontées et la volonté de réussir; pourtant je suis inquiète quand bien même on m'as mis en garde ou rassurée j'ai peur du niveau et ça me tétanise. L'autre souci relève du financier : je babysitt depuis maintenant plus de 6 ans et pour soulager ma mère c'est moi qui me payait mes sorties, mes petits plaisirs, mes dépenses scolaires et autre petits détails, mais je ne sais rien du nouveau rythme que je vais devoir prendre, si je suis au courant de la charge de travail considérable, je ne sais pas si je pourrais tout de même garder mes petits-jobs. Depuis une semaine on m'offre des jobs mais je ne sais jamais quoi répondre, aurais-je le temps ? Et si je ne peux plus travailler comment faire ? Contrairement à mon frère ou d'autres jeunes je n'ai jamais pris l'habitude de demander 20 euros par-ci, 20 euros par là à ma mère.
En bref je continue d'être toujours aussi chiante avec mes angoisses post-bac.
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27 août 2012

It's good to have you with us even if it'just for the day

C'est dingue le nombre de photo de pétasse nunuche qu'on trouve en cherchant une image de vacances
Me revoilà ! Comme c'est étrange d'écrire après 2-3 semaines de blanc, je me demande si il me faut faire un pavé, juste deux lignes ou pleins de petits articles. L'impression de ne rien avoir à dire et tout à raconter en même temps.

 D'un autre côté je ne vois pas beaucoup comment résumer ma semaine bretonne entre amis, une semaine géniallissime à glandouiller, faire chier les voisins avec notre musique, retrouver ceux qui ont disparus pour aller faire la gueule, faire à manger pour 8 morfales (jamais vu deux kilos de pâtes partir aussi vite), chercher un collier minuscule sur une plage à 4h du matin, se perdre dans un labyrinthe, crapahuter dans les falaises pour visiter des vieux forts militaire (j'ai sincèrement cru que je ne reviendrai pas entière de cette aventure), jouer à donjons et dragons, surveiller d'un oeuil amusé les histoires d'amour de mes amis, faire du paintball pour la première fois, se baigner dans une eau tellement froide et salée qu'elle ne piquait, suivre un traitement contre la perte de cheveux (calvitie précoce me voilà) basée sur l'ingurgitation de litres de bière, envoyer des textos dénué de sens à cause de l'autocorrect (et un tout petit peu de l'alcool) et tout autre menus détails de la vie quotidienne entre jeunes.
En bref si je redoutais que ces vacances entre amis finissent dans le sang et les larmes, elles ce sont pour ma part très bien passée même si je suis rentrée une semaine avant les autres et que je ne garantie pas leur survie !

Bon ensuite j'ai disparu à rock en seine mais des évènements douloureux m’empêchent d'en parler (pas d'inquiétude j'ai juste raté Green Day) et en ce qui concernent la rentrée toujours un peu plus proche je vous ferai un article demain, PRO-MIS !
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15 août 2012

Girl, you'll be a woman soon



Longtemps j'ai cru qu'on devenait adulte à l'obtention de notre bac ou bien lors de nos 18 ans. Que d'innocence, que de crédulité ! J'ai aujourd'hui passé l'épreuve extrême qui marque l'entrée dans l'âge adulte, ou juste MON entrée à ma façon dans l'âge adulte. Je sais bien que chacun le ressent différemment, pour certain c'est réussir son permis, d'autres quitter le cocon familial : la possession d'un objet rien qu'à nous et d'un emprunt hors de prix à notre nom semble être une preuve de maturité pour certains. Il y aura aussi sans aucun doute des pessimistes dépressifs prêts à dire que seule la douleur peut briser le petit enfant encore au fond de toi  et te faire grandir dans les pleurs, la mort et le cynisme de la vie; bref des gens sympathiques et chaleureux. Pour certain fanatiques, est adulte celui qui à intégré pleinement sa religion confirmation et patata, et connait parfaitement les livres sacrés; je  doute par exemple que PM se sentent adulte avant d'avoir lu les œuvres intégrales de Beauvoir, et Sartre, et Camus.
Bon j'ai un peu perdu le fil, avec toutes les conneries que je peux vous raconter je ne sais même plus ce que je souhaitais dire ... Ah, si je voulais partager avec vous cette grande étape de ma vie qui m'a rendu adulte il n'y a pas encore 24h. Non, je ne suis pas tombée amoureuse. Je n'ai pas non plus fait de tatouage. Oui j'ai bien bu mais ce n'est pas ça ... rhooh ça va je sais bien que c'est pourri mais moi ce qui entre mon passage dans l'âge adulte c'est d'avoir fait une lessive toute seule et je vous emmerde avec tout mon amour si vous vous foutez de ma gueule et que vous trouvez ça ridicule !

Mais comment ça marche ? Ça peut me sécher les cheveux ?

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11 août 2012

Où je demande votre coopération



Je trouve assez inquiétant cette habitude de n'écrire que des choses déprimantes, mes petits doutes sans intérêts. C'est que j'ai pris la sale habitude de prendre ce blog pour mon psy et l'on ne va voir un psy que lorsque ça ne va pas (ou que tu es un psychopathe ayant assassiné une douzaines de personne mais j'en suis pas encore là) , un peu comme lorsque je tenais encore des journaux intimes : je les retrouvent et je n'y vois que rage et désespoir sans continuité, des blancs de 6 mois entre deux peines oubliés depuis. On ne parle jamais de ces blancs, ces instants en équilibre où aucune joie, ni tristesse intense poussent à l'écriture.
Tenir un blog me semble parfois difficile. C'est un journal intime dont les lecteurs attendent la suite, l'auteur n'a pas la liberté de laisser des blancs et pourtant personne n'attends vraiment quelque chose de lui; si j’arrêtai d'écrire et bien je ne vous manquerai pas pour autant, vous oublieriez peu à peu l'existence de ce blog, effaceriez les liens qui y mènent et ce serez comme s'il n'avait jamais existé. Un jour, j'imprimerai chacun des articles de ce blog, pour pouvoir comme avec son le journal qu'on tenait à 7 ans, me relire, me moquer de cette l'imbécile que j'ai pu être à 17 ans. J'aurai oublié les peines, les déceptions, les joies, les raisons qui m'ont fait écrire telle ou telle phrase mais si il me reste une trace matérielle de ce blog alors je pourrai du moins faire semblant de revivre ces petits instants de ma vie; ou j'aurais du moins la possibilité de le faire si l'envie m'en prenais (car finalement je me souhaite de na jamais m'ennuyer au point de relire ces conneries).
Je voudrais faire des articles drôles ou du moins intéressants; politiques, cuisine même les blogueuses modes ou crochet ont une passion dans la vie. Je me contente de parler de moi et ça me fatigue. Je ne pourrais même pas tenir un blog lecture malgré tous mes bouquins parce qu'alors je me sentirais obligé de penser quelque chose de tout ce que je lis et même la lecture ne serait plus un plaisir !

Alors pour faire de ce blog autre chose qu'une mauvaise thérapie dont je ne pense pas avoir besoin (mais je me fais peut-être des illusions) ou qu'un autre journal intime déprimant, je vous propose de participer à ce blog en me proposant des phrases, des thèmes, des titres, des chansons, des n'importes quoi sur lesquels vous voulez me lire ou juste savoir que j'en ai bien bavé à écrire un pavé que vous ne lirez pas car tu es un petit vicieux de passage qui ne reviendra jamais mais à décidé de faire chier une inconnu derrière un écran =) Je ferai mon possible pour utiliser tout les propositions que vous me ferez même si cela doit me couter un peu de mon amour-propre
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07 août 2012

Mets le film de ma vie sur pause, je vais pisser et on relance

Innocemment j'ai toujours cru qu'avec le bac on devient grand, on rentre dans le supérieur, on évolue. La langueur des vacances et l'ennui qui m'envahit un peu plus chaque jour me pousse à ruminer longtemps chaque infime détails inutile de ma vie et, après moult réflexions sans grand interêt de ma part j'ai finir par conclure qu'il était là mon souci, la raison de mes doutes, de mon ennui : je n'ai pas du tout l'impression de grandir. La terminale, le bac, le passage dans le supérieur  sont synonyme de changement : on passe en fac, on déménage, on change de cadre de vie, on change de personnalité; or je ne change pas, rien ne change, je vivrai toujours chez moi, je partagerai toujours ma chambre, je franchirai chaque jour l'entrée d'un lycée, je ne serai même pas majeure . Je ne change pas non plus, je fais des projets que je n'applique pas, je me promets de travailler et je bouse, je veux faire du sport et je dors.
Je me rend enfin compte que c'est pour cette raison que je voulais faire un IEP ou bien faire mon HK à Montaigne. Mais bon je n'ai pas les moyens de me payer un internat et comme dirait ma mère "Tous les provinciaux veulent faire leur hypokhâgne à Paris, tu ne vas pas être une parisienne qui part la faire en province". En fait j'aurais adoré partir loin, avoir MA chambre, vivre indépendante et éloignée de cette atmosphère oisive qui te lave le cerveau et t’empêche de bosser. Certes Paris, mon Paris m'aurait manqué mais je souhaitais voir autre chose, d'autres villes. Et puis Bordeaux ça m'a l'air chouette et pas si différent, pas si petit, pas aussi invivable que l'est Cherbourg (seule ville de province où j'ai jamais mis les pieds).
J'ai beau avoir un peu plus peur chaque jour, j'ai finalement hâte de faire ma rentrée (dont je ne connait pas ma putain de date !!), de découvrir des nouvelles choses, un nouveau rythme, des nouvelles têtes. Je fais partie de ces personnes qui préfèrent que les choses empirent plutôt qu'elle ne bougent pas, que rien ne change. Le changement donne une impulsion, une raison d'agir, d'évoluer. Quand bien même l'hypokhâgne ne me plairait pas au moins elle m'occupera, au moins je ferai quelque chose, j'aurais une raison de me lever, des choses à aimer ou à détester.

Ça m'aurait manqué tout de même


Bon faut vraiment que je me motive et que je vous fasse des articles plus joyeux.
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