22 juillet 2012

Tell the world I'm coming home



Réveil en douceur dans mon petit lit, oh quel bonheur d'entrouvrir les yeux et d'entendre les voitures bruyantes qui répondent à la nouvelle de mon retour par des klaxons dignes des alléluias qu'on entends dans les églises ! Oh certes je ne doute pas qu'un réveil face à la mer,bercé par les vagues et le vent, puisse sembler mille fois plus attrayant à tes sens, mon cher lecteurs; mais on se lasse vite d'une belle vue lorsqu'elle est synonyme d'un lieu-dit si petit que les vaches y sont plus nombreuses que les hommes. Finalement je serai prête à y retourner une fois par mois dans l'unique motivation de sentir chaque fois le sentiment de ce soulagement mêlé d'envie, de joie et si je poussai un peu loin le bouchon de résurrection qui m'envahit à la vue des premiers immeubles, du périphérique si laid, de cette horrible mosaïque orange devant laquelle les embouteillages me force à m'attarder, de tout ces petits signes annonciateurs du retour à Paris.
Il ne faut pas se méprendre en croyant que je n'aime pas m'exiler, partir loin; au contraire si je le pouvais j'irai un peu partout mais j'envisage les vacances comme un moment de détente, je suis toute aussi prête à visiter, qu'à me consacrer à la farniente et pourquoi pas même au sport (sic !) du moment que tout cela s'effectue dans un esprit d'enthousiasme, de non contrainte et d'impulsivité. Prévoir chaque jour ce qu'on mangera le lendemain, devoir se comporter de façon idéale, posée, adulte pour satisfaire une famille éloignée dont je n'ai jamais de nouvelle, se lever chaque jour un sourire forcé sur le visage au risque de froisser ma grand-mère est plus épuisant qu'autre chose. Voir combien mes grand-parents vieillissent m'a attristé et je nourrissait un violent sentiment de culpabilité et de honte contre mon envie de fuir loin. Je m'en voulais d’exécrer l'obstination de ma grand-mère à accomplir toute les corvées de la maison dans l'unique but de s'occuper, c'est presque par une négligence volontaire qu'elle en accomplissait mal certaines dans la perspective de pouvoir les rectifier plus tard. Cette course contre le temps dans laquelle elle entrainait toute personne présente à ses côtés était à l'antithèse des vacances dont je rêvais. Je reviens donc soulagée du véritable repos qui se présente à moi dans ces futures semaines (quoique je devrais néanmoins me mettre sérieusement à bosser !).

C'est bien moins joli que le pigeon mais c'est ça qui me réchauffe le cœur quand j'arrive


Quoiqu'il en soit je reviens prochainement avec un article bien moins pompeux et plus léger !
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1 commentaire:

  1. Antigone, t'es revienduuuue \o/

    Je te comprends très bien, je ressens un peu la même chose quand je vais chez ma grand-mère...

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