25 juin 2012

Les enfants sont des énigmes lumineuses [Danniel Pennac]

(23h51) C'est le début de l'après-midi. Joie, bonheur et allégresse je reprends le rythme de vie mauvais, malsain et déréglé qui m'est naturel ! Le journal d'une glandeuse porte bien son nom. D'ailleurs, tout il a changé (ou pas). Pourquoi "Journal d'une glandeuse" m'a-t-on demandé; eh bien n'étant plus tout à fait, et pas encore tout à fait hypokhâgneuse je ne suis plus que mon essence véritable : une glandeuse ! Ne vous attendez pas pour autant à un rythme renforcé d'article car quand on ne fait rien de ses journées bah on a rien à dire. En revanche je prévoir pour faire passer les vacances davantage d'article lecture, une série de "Si j'étais une blogueuse ..." et vous aurez sans aucun doute le droit à mes premiers pas dans le monde magique de la prépa !



Je saute du coq à l'âne mais aujourd'hui mon cœur s'est brisé. Au delà la météo de merde propice à la morosité et la mélancolie, je suis surtout allée à la pièce de théâtre de Lili, une petite que je garde depuis bientôt trois ans. Je ne vous parle pas souvent du baby-sitting pourtant il tient une place importante dans ma vie : au-delà de son aspect financier qui me permet de faire cramer mes poumons à petit feu, j'aime vraiment m'occuper d'enfant, lancer des modes dans les écoles, écouter leurs histoires, les voir grandir et changer. Du baby-sitting j'en fait depuis mes 12 ans et je n'ai jamais cessé depuis.

Ce spectacle donc n'a en apparence pas grand intérêt : une énième fois les enfants découvraient un livre dans lequel ils plongeaient et jouaient l'histoire. J'avoue même m'être quelque peu ennuyée, là posée sur les marches d'un théâtre sans places vides. Pourtant quand j'ai vu Lili sortir, et qu'après lui avoir fait un petit coucou et salué ses parents, elle m'a enlacé et m'a dite tout fière qu'on se prendrait des cafés l'année prochaine, mon cœur s'est brisé. Je venais de réaliser que je ne garderai plus jamais Lili, ni Lou, ni Jeanne, ni Mahaut, ni Mathurin, ni Théotim, ni tous les autres. Ils devenaient grands, ils entraient en sixième et seraient bientôt assez grands pour s'occuper d'eux-mêmes et de leurs petits frères et sœurs dont j'ai vu l'évolution. Ce n'est certes pas la première fois que j'arrête de garder pour des familles mais normalement je ne m'en rends pas compte : les parents arrêtent juste de m'appeler, mais là c'est autre chose un au revoir. Dans 10 ans ces enfants se rappelleront de moi comme leur baby-sitter étrange qui chantait mal, changeait de couleur de cheveux et parlait beaucoup trop.

Je m'étais préparée, ou plutôt j'étais parfaitement d'accord, à abandonner beaucoup de choses et de gens en quittant le lycée et en entrant dans le supérieur mais je n'avais jamais pensé que je ne garderai peut-être plus ces enfants l'année prochaine, que je n'aurais peut-être plus le temps, qu'ils n'en auraient plus besoin. Alors j'ai eu le cœur bien gros et j'ai dit à Lili "Oui, oui on prendra des cafés" tout en sachant pertinemment qu'on se verra une fois avant de se quitter définitivement.


Trêve de mièvrerie déprimante, je vous laisse sur ces informations : je ne sais pas jouer de la guitare et je ne suis pas brune, cette bannière n'est donc pas du tout représentative.
PS : Si Kaulombeuh passe par là, qu'elle me dise ce qu'elle pense de ma police (les autres aussi vous pouvez)
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2 commentaires:

  1. Pas mal comme nouveau nom de blog :D Et profites bien de tes vacances !

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  2. J'aime bien dis ! Cette nouvelle apparence.

    Tu te fais vieille dis, tu sombres dans la nostalgie ! :D

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