30 juin 2012

Voyage en terre inconnue



Lorsque les résultats APB sont tombés, j'ai comme toute hystérico que je suis ré-actualisé la page une bonne centaine de fois dans la matinée. La différence est que là où certaine personne ont hurlé de joie et d'autres versé des larmes;  j'ai regardé la pote chez qui je m'étais retrouvée à faire des maths (un vendredi matin à 8h30 ! Quand j'y repense je trouve ça aberrant) et j'ai annoncé la première de mes pensées : "Merde, je vais devoir prendre le RER".

Le RER pour les non-parisiens ou banlieusards c'est l'équivalent d'un train qui s'arrête dans toute les villes de la grande banlieue. Et moi le RER ça me fait peur. J'ai tenu 16 longues années avant de le prendre, et même l'année dernière je n'ai fait qu'un aller-retour le temps d'aller à disney alors l'idée de le prendre tout les matins m'effraie davantage qque toutes les rumeurs sur l'hypokhâgne.

Cependant votre je suis une personne qui vit dangereusement, c'est donc le cœur haut et pleine de courage qu'hier j'ai hardiment pris la décision d'aller voir l'établissement assez fou pour avoir accepté une glandeuse olympique en mon genre dans une filière réclamant beaucoup (il parait) de travail. Je me suis donc retrouvée à 11h sur les quais du RER A. Premier temps d'adaptation pour comprendre le système des petits carrés lumineux indiquant si la gare visée est desservie, puis je me retrouve assise dans un train qui ne semble pas outre mesure douteux  ou surpeuplé. J'arrive finalement à bon port dans une petite banlieue pavillonnaire où les indigènes semblent posséder l’électricité et des magasins modernes tel que le picard. Je trouve rapidement mon chemin jusqu'au bâtiments de 5 étages où je passerai une voir deux ans puis, pas folle, entreprend un repérage du périmètre pour tenter d'élire un nouveau café de prédilection. Peine perdue je me retrouve dans un café bien trop chic à mon goût et décide rapidement de rentrer au bercail.

Finalement ma première confrontation avec la banlieue ne fut pas si désagréable quoique bien courte et il semble que je puisse y survivre et m'adapter à ce nouvel environnement. Toutefois certains détails me titillent et me rappelle que j'aurais dû faire en sorte de me retrouver sur Paris :
  • Les indigènes de sexe féminins semblent porter à Hello Kitty un véritable culte; à moins qu'un pur hasard a poussé mes pas à la rencontre des 6 seules fans du chat à moustaches.
  • Les convictions politiques de ces drôles d'être me semblent venir d'une dimension paallèle ou plutôt de temps anciens : si sur mon lycée les grilles croulent sous les autocollants du Front de Gauche, du PS et de l'UMP, le leur était orné du beau message suivant "Ni Gauche, ni Droite; Fédération monarchique". Autant dire que j'ai bien ri.
  • La nourriture locale se réduit au Kebab et au Picard (ou au café de riches). Alors je crois bien que je serai la nana avec son petit tupperware moche.
  • Les vivieux ! La tenue des contrôleurs du RER n'est pas la même que celle des controleurs du métro. Mais je suis pleine de ressources : j'ai compris leur ruse et je suis vite allée m'achté un ticket. Autre grande question d'ailleurs : Pourquoi utiliser son ticket pour sortir du rer ? 
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29 juin 2012

Où je n'ai pas grand chose à dire et ça se sent

Suite à une réclamation selon laquelle il est HONTEUX que je ne publie pas plus d'article alors que je suis en vacances je vais aujourd'hui vous parler de sujets très bien choisi par ce blogueur que j'aime beaucoup.

La vie :

En ce moment ma vie n'est pas bien compliquée : je me lève, avale un café, vais squatter chez mon alter égo glandesque, là on glande, s'il y un rayon de soleil ou une pénurie de clope et de bouffe nous sortons éventuellement glander au bois, vers 17h je repasse chez moi montrer à ma famille que je suis vivante et prévenir que je ne suis pas là le soir puis je ressors. En gros rien de bien fascinant d'où le peu d'articles.




Les cheveux :

Hop transformation ado superficielle J'ai de GROS soucis de cheveux ! Voyez vous ma crinière est tricolore brune (alors que normalement je suis blonde cendrée) puis rousse puis blonde : résultat catastrophique ! Je voudrais bien refaire mes racines mais peut-être ferais-je mieux de laisser faire le sel, la mer et le soleil (s'il y en a par un somptueux miracle) une fois en Bretagne. Transformation Antigone normale.

Les doigts de pieds :

Je ne sais pas ce qu'est qu'un doigt de pied ! En ce qui me concerne j'ai des mini Knakis tordues au bout des pieds. Parfois, lorsque la folie me prends, je tente de les peinturlurer de bordeaux mais le résultat se révèle souvent plus que douteux et je garde ces tentatives d'art plantaire longtemps écaillé par flemme de l'enlever.

Le poil :

Le poil c'est l'ennemi, comme tout personne du sexe féminin qui se respecte je rale contre le machisme de la société mais y participe en m'épilant durant l'année et d'autant plus l'été. J'ai tout essayé comme tout le monde. Actuellement je reste axée sur l'épilady : c'est pratique, c'est rapide, ça tient une bonne semaine.

Le caca :

Le caca c'est un truc très personnel ne trouvez vous pas ? La preuve on a toujours du mal à faire caca dans un environnement inconnu. Finalement tout la différence entre l'animal et l'humain se fait sur la capacité ou non de chier en public. Descartes s'était trompé : le signe ultime prouvant l'existence d'une conscience humaine c'est la caca : l'homme à conscience d'être sale, il a honte de ses propres déjections et c'est là ce qui "l'élève infiniment au-dessus de tout les autres êtres vivants" [Kant]. D'ailleurs Dieu s'il existe est encore plus supérieur à l'homme : il ne défèque point ! (je ne suis pas un génie, je spolie Kundera)

Le ciel :

Je suis bienheureuse que tu me demande de parler du ciel car j'ai maintenant une excuse pour parler de cette météo de merde ! Ne suffise pas qu'il pleuve et bruine pendant 2 semaine, il faut maintenant avoir le temps le plus lourd depuis longtemps, une température de 39 degrés à faire suer un poisson et toujours pas de soleil ! Moi je vais finir par demander le droit d'asile pour "météo insupportable" !
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25 juin 2012

Les enfants sont des énigmes lumineuses [Danniel Pennac]

(23h51) C'est le début de l'après-midi. Joie, bonheur et allégresse je reprends le rythme de vie mauvais, malsain et déréglé qui m'est naturel ! Le journal d'une glandeuse porte bien son nom. D'ailleurs, tout il a changé (ou pas). Pourquoi "Journal d'une glandeuse" m'a-t-on demandé; eh bien n'étant plus tout à fait, et pas encore tout à fait hypokhâgneuse je ne suis plus que mon essence véritable : une glandeuse ! Ne vous attendez pas pour autant à un rythme renforcé d'article car quand on ne fait rien de ses journées bah on a rien à dire. En revanche je prévoir pour faire passer les vacances davantage d'article lecture, une série de "Si j'étais une blogueuse ..." et vous aurez sans aucun doute le droit à mes premiers pas dans le monde magique de la prépa !



Je saute du coq à l'âne mais aujourd'hui mon cœur s'est brisé. Au delà la météo de merde propice à la morosité et la mélancolie, je suis surtout allée à la pièce de théâtre de Lili, une petite que je garde depuis bientôt trois ans. Je ne vous parle pas souvent du baby-sitting pourtant il tient une place importante dans ma vie : au-delà de son aspect financier qui me permet de faire cramer mes poumons à petit feu, j'aime vraiment m'occuper d'enfant, lancer des modes dans les écoles, écouter leurs histoires, les voir grandir et changer. Du baby-sitting j'en fait depuis mes 12 ans et je n'ai jamais cessé depuis.

Ce spectacle donc n'a en apparence pas grand intérêt : une énième fois les enfants découvraient un livre dans lequel ils plongeaient et jouaient l'histoire. J'avoue même m'être quelque peu ennuyée, là posée sur les marches d'un théâtre sans places vides. Pourtant quand j'ai vu Lili sortir, et qu'après lui avoir fait un petit coucou et salué ses parents, elle m'a enlacé et m'a dite tout fière qu'on se prendrait des cafés l'année prochaine, mon cœur s'est brisé. Je venais de réaliser que je ne garderai plus jamais Lili, ni Lou, ni Jeanne, ni Mahaut, ni Mathurin, ni Théotim, ni tous les autres. Ils devenaient grands, ils entraient en sixième et seraient bientôt assez grands pour s'occuper d'eux-mêmes et de leurs petits frères et sœurs dont j'ai vu l'évolution. Ce n'est certes pas la première fois que j'arrête de garder pour des familles mais normalement je ne m'en rends pas compte : les parents arrêtent juste de m'appeler, mais là c'est autre chose un au revoir. Dans 10 ans ces enfants se rappelleront de moi comme leur baby-sitter étrange qui chantait mal, changeait de couleur de cheveux et parlait beaucoup trop.

Je m'étais préparée, ou plutôt j'étais parfaitement d'accord, à abandonner beaucoup de choses et de gens en quittant le lycée et en entrant dans le supérieur mais je n'avais jamais pensé que je ne garderai peut-être plus ces enfants l'année prochaine, que je n'aurais peut-être plus le temps, qu'ils n'en auraient plus besoin. Alors j'ai eu le cœur bien gros et j'ai dit à Lili "Oui, oui on prendra des cafés" tout en sachant pertinemment qu'on se verra une fois avant de se quitter définitivement.


Trêve de mièvrerie déprimante, je vous laisse sur ces informations : je ne sais pas jouer de la guitare et je ne suis pas brune, cette bannière n'est donc pas du tout représentative.
PS : Si Kaulombeuh passe par là, qu'elle me dise ce qu'elle pense de ma police (les autres aussi vous pouvez)
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22 juin 2012

La guerre c'est pas bien

Voilà, j'ai officiellement quitté le lycée et pour conclure en beauté cette aventure dans le secondaire je finirai sur un sujet qui me tient à cœur. Vois-tu même si le lycée n'a pas organisé d’élections je sais bien que je suis Miss HB 2012 et comme toute Barbie refaite sans rien dans le crâne je me dois de déclamer un discours passionné sur l'importance de la paix dans le monde !



Alors voilà, générations à venir faites la paix dans le monde merveilleux de l'éducation nationale : S et L lâchez les armes, il est fini le temps des larmes (envolée lyrique quand tu nous tiens) ! En trois belles longues années au lycée il fut aisé de constater l'horreur des combats qui y ont lieu. Cela fait maintenant plus de deux décennies que les Littéraires et les Scientifiques se livrent un combat acharné au milieu duquel les suissES lycéens  préfèrent se tenir à l'écart supportant tout de même secrètement les S leurs héros.
Ce fut horrible, dévastateur : tandis qu'au premier étage les survivants du camp littéraire s'étaient emparé des salles de philo, les scientifiques de plus en plus nombreux tentaient d'accéder à l'arme nucléaire suprême : l'arôme de banane. Les armes de plus en plus techniques des S (Graph 35+ et autres machine à bouton) semblent avoir raisons des L qui perdent chaque année un peu plus d'influence, pourtant l'esprit plein de poésie et de philosophiques pensés ils résistent. "Y en a pas un soupçon et pourtant ils existent" chantait Ferré et les voilà courageux et pleins de beaux principes à faire un blocus devant le lycée empêchant les TS spé maths d'imposer leur impérialisme au salle de cours. Pourtant bientôt ils tombent, tous un par un semblent sombrer dans l'absentéisme et vaincu ils s'en retournent au café pour prépare une nouvelle attaque.





J'en appelle donc à la tolérance : oui les L ne sont que des pipauteurs, oui les S des machines à recracher; oui les L ont des looks étranges et les S sont tous grands et bruns; oui les L tiennent des blogs mauvais et les S jouent à des Roleplaygame. Mais unissez-vous contre le véritable ennemi : les ES !! (je crois que je viens de perdre la moitié de mon petit lectorat)

PS : J'aimerai présenter mes scincères excuses à ces filières dont je n'ai jamais parlé STL, STG, SMS, ST2S, STruc !
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18 juin 2012

Passe ton bac d'abord (4)



Philo (coeff 7) :


Que gagne-t-on en travaillant ? ------> Le bac ? ou un 20 en philo (merci Someone)
Note prévue : Je pense avoir cartonné mais comme il vaut mieux être surprise que déçue 13


Littérature (coeff 4) :


De Gaulle :
Question 1 (8 pts) : Quel est l’intérêt du portrait de Staline dans le tome III des Mémoires de guerre ? --------> Les enculés ! Staline étant déjà tombé quatre fois je l'avais à peine survolé et j'ai pas eu le temps de finir la question. Note prévue : 4/8
Question 2 (12 pts) François Mauriac fait de l’auteur des Mémoires de guerre « un homme seul ». Qu’en pensez-vous ? ------> Il marche seul, sans Churchill sans personne, il marche seul ! Note prévue : 8/12

Histoire-Géographie (coeff 4) :

Majeure histoire : La Vème république : institutions et vie politique (12 pts) -------> La Vème rep c'est celle que Mélanchon il voulait aux éléctions, hein ? Non parce que moi j'ai récité son programme et son tract. Note prévue : 7/12
Mineure géo : Centres d'impulsion et inégalités de développement dans le monde (8 pts) -----> J'ai failli exploser la gueule des surveillantes (pas les pions, les profs qui surveillent) qui n’arrêtait pas de couiner et de rire. Note prévue : 5/8 (je suis nulle en coloriage)

Anglais (coeff 4) : 

Do you think that familly life still has a part to play in the twenty-first century ? ----> Les sujets étaient tellement nuls que j'ai fait la plouf, j'ai fait 310 mots, j'ai fait le choix littéraire de traduire au passé malgré les temps au présent et non je ne sais pas si Elijah est son amant ou son frère. Note prévue : 13/20

Allemand (coeff 4) :

Kann man seine Muttersprache und kultur vergessen, wenn jahrelang im ausland lebt ? ---> Je suis une brèle internationale en allemand et pourtant je crois avoir mieux réussi que l'anglais tant les questions étaient cons ! Note prévue : 14/20

Spé Maths (coeff 3) : 

Je suis sortie au bout d'une heure et demi (sur trois) alors soit je suis un génie soit je me suis vautrée total ! Rien à foutre c'est les VACANCES !!
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16 juin 2012

Passe ton bac d'abord (3)

Honte à moi qui prétend tenir un blog de lycéenne en Terminale et qui 'a toujours pas fait d'article sur le bac, le stress et ses révisions. Pourtant je en fiche rien de mes journées alors je compte bien réparer cette erreur de suite !



En fait l'effet BAC a été assez simple pour moi : le soir de mon dernier jour de cours (donc samedi soir) je me suis fait un planning mental de révision et j'ai pris avant de rejoindre le pays des rêves la grande résolution suivante : "Demain on s'y met dans la joie et le bonne humeur ce sera bouclé samedi soir prochain (donc aujourd'hui)".  Et le lendemain quand je me suis réveillée : BAM on est samedi ! Pendant une semaine j'ai donc dormi (et pourtant j'ai des cernes pas possible) et comaté dans un état second dont le leitmotiv' était "Faut qu'j'm'y mette".

Je me présente à vous ce soir dans un état de schizophrénie avancée : je suis stressée de ne pas être stressée, j'ai l'impression que ma carte mémoire est pleine alors que je n'ai même pas appris le tiers de ce que j'aurais du faire, je me pisse dessus de peur pour l'épreuve d'Higéo (dont je n'ai même pas sorti mon classeur) tout en me dissant que j'avais fait pareil au bac blanc et que j'avais eu un beau 17.
Alors j'hésite entre ne plus rien faire du tout histoire d'y aller totalement au talent ou me bourrer le crâne de tout ce que je peux demain. En mon fort intérieur je me dis "mais bien sûr que t'auras ton bac" tandis qu'une petite salope intérieure répète hystériquement "ou pas, ou pas" !!

En fait je souhaite juste que ça arrive et que ça se finisse le plus rapidement possible pour pouvoir passer à l'étape suivante : les vacances et la prépa.



PS : Je suis aussi devenue boulimique
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15 juin 2012

T'as 11 trucs à choses plus intelligentes à faire que lire cet article.

Bon Noe m'a taguée et comme j'ai pas du tout envie de travailler c'est parti pour un article inutile de plus.



 D'abord les règles :
Vous devez poster les règles
Postez 11 choses sur vous.
Répondre aux 11 questions sur vous puis créez 11 nouvelles questions pour les personne que vous taguerez
Choisir 11 personnes et créez un lien sur votre blog dans votre article.

11 choses sur moi :
J'ai une copine débile qui squatte mon canapé en ce moment même en comatant devant Urgences
On était censée réviser
On ne révise pas
J'aime pas Urgences
Je sais pas si y a un "s" à Urgences
Je sais pas trop quoi vous dire
Je vais bientôt me faire une couleur
Ma couleur barbie princesse en actuellement au stade rousse au pointe blonde
Ma pote se fout de ma gueule pendant que j'écris cet article
Elle est amoureuse du personnage de Carter de Urgences
Elle n'aime pas son bonnet

Les 11 questions :
Pourquoi as-tu un blog ? Pour pouvoir encore plus raconter ma vie
Quel âge as-tu ? 17 ans (FA-SCI-NANT)
Ta marque de vêtement préférée ? La moins chère (je suis pauvre)
Plutôt lève tôt ou couche-tard ? Je me couche très tôt le matin disons
Un auteur préféré ? J'ai vraiment cherché mais non
Le plus beau souvenir ? J'avais super faim on m'a donné du chocolat
Ce que tu pourrais faire par amour ? Supporter Urgences
Quelle est ta couleur préféré ? Celle de ma couette
T'as mangé quoi hier ? Trop de choses (il y a bien un s à urgences)
Tu préfères les restos asiatiques ou les Fast-food ? Les chinois !
Ta série préférée ? Pas urgences

Mes 11 questions :
Tu aimes Urgences ?
Quelle est la première phrase de la 47ème page du bouquin le plus proche de toi ?
Tu veux voir ma bite ? (question posée par mon frère)
Prend ton truc à musique en aléatoire, quelle est la première chanson qui sort ?
Quel cliché es-tu ?
Quel pokémon serais-tu ?
Quelle est la couleur de ton chewim-gum ?
Pourquoi devrais-tu voir un psy ?
Parle tu à ta télé ?
Même devant urgences ?
T'avais vraiment envie de répondre à une 11ème question ?

Les 11 tagués :
11 personnes volontaires (non je ne suis pas une feignasse)
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10 juin 2012

Où je te parle d'une bibliothèque

Je sais bien qu'ayant eu mon dernier jour de cours dans un établissement dont je franchis la grille presque tous les matins depuis 7 ans hier, je devrais vous écrire un article plein de nostalgie sur le ô combien j'ai grandi et gagné en maturité ou autre tralala, mais en fait je n'ai pas (encore) grand chose à vous dire sur le sujet (j'ai pas encore dû réalisé ou alors ça ne me fait rien du tout). C'est pourquoi j'ai décidé de vous faire un article sur un autre endroit où je passe beaucoup trop de temps à mon goût et qui deviendra rapidement l'une de mes secondes maisons : Beaubourg.



Pour les non-parisiens ou les génies bienheureux, Beaubourg est le surnom du bâtiment appelé par les étrangers (soit toute personne hors du métro) le "Centre Pompidou" qui fait à la fois office de musée d'art moderne et de bibliothèque (publique d'information). Je ne parlerais pas ici du musée bien que je sois fan de Kandinsky mais plutôt de cet étrange endroit qu'est la bibliothèque.
Cette bibliothèque est donc un lieu essentiel (ou pas) où chaque étudiants, lycéen et parfois même collégien a déjà mis les pieds. C'est qu'elle présente l'avantage non négligeable d'être gratuite et ouverte quasi tous les jours de l'année (mais qui va à la bibliothèque le 1er janvier ou le mardi ?) de 11h à 22h. Le souci se pose justement ici : TOUT le monde vient bosser et réviser à Beaubourg. Il te faut donc arriver 3h avant l'ouverture pour être sur d'être bien placé dans la queue et avoir la chance d'entrer avant que les 2000 places soit prises. Et dans cette queue je vous jure que j'ai vu des trucs extraordinaires (pour une bibliothèque) :
  • Des mecs qui se battent pour pouvoir entrer les premiers (quand je dis se battre c'est VRAIMENT se battre avec du sang et tout)(tu la sens mon expérience du combat dans cette phrase ?)
  • Une sécurité plus stricte que pour l'entrée d'une boîte de nuit, avec talkie-walkie, barrière et tout le matériel. En plus ceux là même quand tu mets un décolleté ils te font pas entrer plus vite. 
  • Le grand mystère : A quelle heure sont arrivé les premiers pour ne pas faire la queue alors que quand tu arrives à 9h y a déjà une centaine de personnes devant toi. Ont-ils camper devant ? 
  • Les touristes qui font la moitié de la queue avant de se rendre compte que ce n'est pas l'entrée du musée.
  • Ceux qui ne s'en rendent pas compte.
  • Les queues perpendiculaires qui se développent tels les bidonvilles. 
Même leur logo donne mal au crâne

15h40 : Pourquoi me direz-vous, pourquoi aller volontairement m'enfermer 10h de suite dans une usine à révisions où si tu as le malheur d'être arrivée un peu tard tu dois faire 1h30 de queue pour te retrouver bloquée sur une tout peite place face à un drôle d'appareil qui (on me le souffle dans l'oreille gauche) sert à lire des microfilms, tandis que je pourrais être confortablement sur mon lit à tweeter des conneries ?
Et bien c'est qu'ici, loin de tout ordinateur et de mômes brailleurs, ma procrastination et mon penchant pour la flemmardise semble disparaître (dit la nana qui écrit cet article sur une fiche bristol au lieu de revoir l'importance de l'eau dans Tous les matins du monde)(Terminale L tmtc)(j'adore utiliser cette expression, je me sens du peuple). A y repenser ce n'est pas le dépaysement qui me force à travailler mais la pression sociale : cette étendue de crânes penchés sur des livres ne semblant reprendre vie que pour regarder d'un œil désapprobateur le pauvre petit vieux qui tousse, ce sont eux qui me force à travailler ou du moins à faire semblant en stabilotant d'un air distrait mes cours.

18h24 :Beaubourg est un temple, un lieu de culte des études. Cette drôle de religion te fut peut-être imposée par tes parents mais pourtant nous sommes tous là, la veine temporale gonflée par un mal de crâne général, à écouter le frand sermon silencieux du centre Pompidou. Ça y est mon voisin de droite vient de rendre l'âme. Le cerveau liquéfié, la bave aux lévres, il est manifestement victime d'une crise cardiaque éclair sur "Electricité et Magnétisme" (quelle idée de faire de la physique aussi), me déconcentrant au passage de l'étude fascinante (ô ironie quand tu nous tiens) du personnage de Madelaine. Je laisse mon esprit vagabonder en tentant d'établir le pronostic vital de ce pauvre PSCI et de faire les statistiques des garçons mignons autour de moi.

19H42 : Beaubourg a beau ne fermer que dans deux heures, la fatigue générale commence à se faire sentir. Sur les grandes tables de 30, on entend des chuchotements et rires nerveux, les gens lève le nez en l'air hagard à la recherche d'une bonne excuse pour rentrer chez eux se pieuter et un à un ils rendent les armes, rassemblent leurs affaires et repartent poussés par un regain d'énergie né de la joie de sortir.
Moi je reste encore un peu puis hisserait le drapeau blanc avant d'aller boir un verre bien mérité.

Ps : Je ne suis pas resté bien plus longtemps et je n'ai pas bu qu'un verre.
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07 juin 2012

Ne parlez pas de vos efforts, parlez de vos résultats

Voilà depuis hier déjà j'étais fébrile, en crise à attendre la sentence de cet horrible site qu'est APB. Ma névrose m'a même poussée jusqu'à me connecter lors de ma pause pipi de cinq heures du matin (boire un litre de très bon thé avant de dormir semble déconseillé), heure à laquelle le site s'obstinait encore à afficher "Le résultat ne s'affichera pas avant 14h". Ainsi je passai ma matinée à réviser le bac math chez une amie (déjà acceptée en prép'art) tout en actualisant de façon robotique la page toute les 20 minutes.

Enfin bref, je crus au miracle lorsque je pus enfin entrer les identifiants et la boule au ventre je vis les résultats. Choc, sourire, peur, stress, déception, orgueil; j'avoue n'être pas certaine de l'ordre dans lequel j'ai ressenti ces émotions. Verdict : je suis prise en hypokhâgne dans l'une des meilleurs de France. Je suis donc à la fois flattée que moi petite branleuse de première ait pu les intéresser et morte de peur à l'idée de ne pas être au niveau, de mourir ou tout simplement de me trouver déçu par cette filière. Mais surtout plus que tout j'ai eu cette affreuse révélation : JE VAIS DEVOIR PRENDRE LE RER !!!

Quand bien même voilà que que je dois désormais me mettre sérieusement à réviser le bac avant de pouvoir changer le nom de ce blog. (N'empêche mon Teenage Movie est presque parfait; il ne manque que le rebelle chevelu).

Voir ses vœux APB c'est encore plus dur qu'attraper des lettres pour Poudlard




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03 juin 2012

NO FUTURE (sex pistols sortez de ce corps)



J-4 avant les résultats d'APB (Abattage Pour Bacheliers), petit moment de stress qui ne me poussent pas pour autant à me donner bonne conscience en révisant mon bac. Secrètement j’espère surtout que personne ne voudra de moi et que manque de bol je me retrouve en LLCE d'études nordiques à apprendre le norvégien. Je m'y voit déjà assise sur les bancs de Malhesherbe apprenant tout sur la géographie des fjords. Après deux années excellente (car ma passion pour la Scandinavie aura anéanti ma tendance à la flemmardise car une la raison transformée en passion joyeuse peut détruire une passion triste (Spinoza, Ethique IV proposition 17 : tu vois je révise quand même un peu)), je ferais un erasmus dans un pays plein de reines et de sources chaude où je rencontrerai Georg (mais il peut avoir un prénom plus sympa aussi) dont la ressemblance étonnante avec Alexander Skarsgård est dû à leur lien familial (je sais pas encore si c'est son frère ou son cousin). Comme par hasard nous tombons amoureux fou et Georg me suis en France où il devient traducteur. Très vite considérée comme une génie on me propose des petits boulots d'article sur la Scandinavie ou de reportage. C'est comme ça qu'après avoir bossé avec Arte et l'émission Fourchette et Sac à dos, on m'adore et ils m'embauchent définitivement. Je fais le tour du monde, j'ai une gamine dans la foulée. Malheureusement à force de gouter à tout dans tout les pays je prends du poids, et n'étant que rarement chez moi, Georg a une liaison avec la voisine. En découvrant ça je le met à la porte lui fait raquer pour la pension alimentaire démissionne et ouvre une librairie-café-tabac de garde avec mes meilleures potes. Je rencontre alors l'HOMME de ma vie : un anglais dont le métier m'échappe totalement. Deux gosses de plus (je suis fertile on va dire et d'ailleurs ce sont tous des génies bilingues) avant d'apprendre que j'ai un cancer à force de fumer comme un pompier et je claque pas très joliment à l'age de 57 ans écrasée par une camionnette Monoprix. Sur mon pot à cendre (ouais je serai incinérée) sera gravé:
"Naitre c'est à la portée de tout le monde 
Mais il faut devenir ensuite ! Devenir !"


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