07 mai 2012

La bastille est une fête

Comme j'aime à m'imaginer en version féminine de Rabelais (non je ne suis pas du tout prétentieuse), je commencerai cette article par une petite digression. Ainsi comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite, je lis actuellement Paris est une fête de Hemingway et autant vous dire que c'est génialissime, que je suis amoureuse de l'ambiance parisienne qu'il décrit ici et qui fait voler en million d'éclat l'insipide (et mauvais) Midnight in Paris.


Bien maintenant entamons notre sujet principal : Je passerai mon bac sous un président (et je l'espère, un gouvernement) de gauche ! Enfin bon laissons là la confiture de mes opinions militantes dont le pot n'est déjà plus qu'à moitié plein, pour nous concentrer sur ce drôle d'évènement qui s'est déroulé à la bastille en ce 6 mai 2012.
Autant vous dire que lorsque Niels m'a proposé d'aller à la Bastille, le sang de terroriste communiste qui coule dans mes veines n'a fait qu'un tour et j'ai sauté sur l'occasion. A peine suis-je sortie du métro que les résultats tombent, tous laisse éclater leurs joie; moi, je suis la réaliste quasi déprimante à dire que c'était franchement borderline et qu'on est pas passé loin. Quand bien même, les gens semblent ivres, ivres de bonheur disent-ils, je crois plutôt qu'ils se sont grisés aux faux espoirs et à la bière. Heureusement, je reste pragmatique et bien que tout ça semble puer l'envie d'oubli et les déceptions à venir, je décide que j'ai moi aussi le droit de me réjouir et de fêter un évènement tant attendu. J'ai donc dansé, ri, poussé, hurlé, j'ai marché sur des pieds, j'ai mangé un sandwich aux merguez et accroché une rose à ma veste...

Mais où est-antigone ??


Cette soirée aurait pu être l'une de mes plus belles soirées mais il y avait ce petit quelque chose qui m’empêchait d'être véritablement enthousiaste. Je ne sais pas ce que c'est. Peut-être le remord d'avoir préféré envahir la Bastille plutôt que de réviser mon DST de philo prévu le lendemain à 8h, peut-être le stress du au bac latin de demain, peut-être même suis-je une rabat-joie. Là, au milieu de la foule je ne parvenais qu'à être affligée par le nombre de drapeau qui n'avait rien à faire là (égypte, argentine, breton (bien que je reste fidèle à ma patrie d'adoption)), je ne pouvais applaudir au discours lisse et prévisible d'Hollande, et je n'arrivait pas à être convaincue que le changement était pour maintenant.

Moi, j'attends de voir. La fête de la bastille je suis prête à la refaire d'ici 5 ans si des changements (et dans le bon sens) ont vraiment eu lieu. Sinon, notre nouveau présidents n'aura été qu'un autre faux espoir qui aura beaucoup promis et peu appliqué. Quoi qu'il en soit je garderai un souvenir bi-polaire de cette étrange soirée. Et j'attendrai le printemps pour me réjouir (genre tu vois l'allégorie ? le printemps des saisons et le printemps des peuples. T'as pas vu ? Pff pas grave moi je sais qu'elle est là).


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1 commentaire:

  1. Eva la filière ES8 mai 2012 à 13:42

    J'ai moi aussi fêté cette victoire de la gauche ! Mais dans une salle de Lyon, il y avait donc moins de monde qu'à la Bastille mais l'ambiance était très agréable quand même ! J'ai fait le décompte avec les autres, j'ai hurlé avec les autres en voyant la photo s'afficher. Après, je me pose les mêmes questions que toi : est-ce que le changement est vraiment pour maintenant ? Mais je préfère être optimiste, et je pense qu'Hollande sera un meilleur président que "petit lutin".

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