30 mai 2012

Le latin est une langue drôle; elle en est même morte.

Vous l'avez peut-être compris (ou pas) mais je suis une traumatisée du latin. L'une des pires erreurs de ma vie; après avoir coché la case bilingue anglais-allemand en sixième, que d'innocence à l'époque déjà je pensais pouvoir tout faire bien et j'avais cette étrange pulsion vers les langues délaissées mais peut-être serait-il temps de stopper là une digression déjà bien trop longue; donc l'une des pires erreurs de ma vie fût surement d'avoir accepter corps et âme de faire du latin. Mais j'avais oublié de demander son avis au cerveau qui bien rapidement une fois face à un tableau de déclinaison a ris aux larmes et a commencé à chercher la caméra caché bien heureuse du bon tour qu'on lui avait joué. Sauf que les blagues les plus courtes sont les meilleures et depuis bientôt 6 ans mon cerveau tel un gosse qu'on a oublié de chercher après une bonne partie de cache-cache; ce qu'avouons le n'est pas très drôle non pas que cela ne me soit jamais arrivé évidemment mais tout de même ce n'est pas marrant; donc mon cerveau attende que la blague trouve une chute et qu'on l'apelle pour gouter.

 Sauf que ça fait 6 ans que chaque fois, chaque fois je dis "Cette année j'arrête". Et chaque année rebelote parce que ça fait des points pour le bac, que ça aide à l’orthographe. Va savoir ce qu'il se passe dans ma petite tête (en fait elle est pas si petite) mais je suis parfaitement incapable d'arrêter. Et voilà que bien que j'ai passé mon bac latin que je n'ai donc théoriquement plus cours et que la vie pourrait briller d'un nouvel éclat (mon dico de latin poussiéreux assombrit tout), je suis la timbrée qui continue de traduire l’églogue 5 et d'aller à des cours particulièrement mal placé (comme toutes options) pour "s'améliorer". S'améliorer à quoi ? Pourquoi ? Ah mais oui parce que je suis tellement névrosée que je compte aller dans des filière où je ferai forcément du latin ou pire : de l'islandais ancien. J'ai besoin d'une psychanalyse, je suis une droguée de langues mortes qui a besoin de ses shoots hebdomadaire pour se sentir bien sauf qu'en plus je suis allergique à la drogue de ma dépendance ! Va savoir, peut-être même, est-il probable que j'aime (on a dit peut-être) le latin; ou alors j'aime juste l'idée de pouvoir me plaindre du latin !
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28 mai 2012

Self Five

Malgré ce que laisse à penser mon dernier article, mes trois derniers jours n'ont pas donné lieu à un effondrement de ma part ou alors un effondrement de toutes formes de sérieux. oh certes j'ai bien fait semblant de bosser les maths et l'anglais mais d'un point de vue objectif j'ai surtout passé mon week-end à manger, jouer, dormir au bois; et au passage choper coups de soleil et piqure de bestioles. L'été en somme.
Bon aujourd'hui je vais reprendre un article de SomeonePM (encore lui) et vous raconter 5 choses un peu débiles sur moi en lien avec mon week-end :

  1. Je n'aime pas me répéter. Je le fais très souvent et ma mère se moque de moi en me comparant à une petite vieille qui raconte 12 fois la même histoire. Alors je n'aime pas me répéter c'est pourquoi j'ai la flemme d'écrire sur mon bac cinéma ou sur mes déboires de baby-sitting ayant souvent déjà tout dis à mes amis IRL. Ici c'est davantage un lieu pour mes fausses réflexions débiles et mes profondes pensées intérieures. Et puis dans la vie réelle j'ai la fâcheuse tendance de parler plus vite que mon ombre (Il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler) et de dire tout ce qui me passe par la tête (et il en passe des choses dans ma tête) alors quand mes potes me disent "Quoi, j'ai pas compris" j'évite de reprendre mes mots car je me rends compte de la vacuité totale de ma pensée !
  2. Un rien me rend heureuse : Si je suis d'un naturel grognon et que je râle près de 50% du temps, je le fais le plus souvent avec le sourire et il suffit d'un rayon de soleil, d'une cerise, d'un môme qui fait des bulles ou d'une mauvaise pub pour qu'un sourire de débile mental se colle sur mon visage jusqu'au prochain évènement légèrement contraignant. C'est à cause de cette stupide habitude de sourire pour un rien que je suis souvent arrêtée par des touristes qui cherchent leur chemin, les mecs qui veulent du feu ou les vieilles qui font leur courses.
  3. Je suis une handicapée du vernis  : A vrai dire je suis en admiration devant ces CecileB  qui semble être née pour mettre du vernis tendis que moi je fais davantage de l'impressionnisme sur ongles (tu vois ce volume/pathé dont je veux parler ?) qu'autre chose. Je passe donc mes journées d'été à supplier mes amies de bien vouloir me peinturlurer les doigts de couleurs que j'abîme le plus souvent dans l'heure.
  4. J'ai des principes vestimentaire : Mon côté fille de bonne famille ne se remarque pas forcément toujours et ma mère est plutôt laxiste en ce qui me concerne. Cependant je fus conditionnée des mon plus jeune âge à appliquer certaines règles essentielles : les jambes nues ne sont acceptées que du 22 avril au 18 octobre (allez savoir pourquoi); seules cinq couleurs de soutiens-gorges sont tolérées : noir, blanc, rouge, chair et bleu marine; le jaune est interdit sous toutes formes autres que le sac; ... quel est le rapport avec mon week-end ? Le short sans collants étant banni de la ville et ce quelque soit la température, j'ai passé tout mon week-end à me changer de façon très discrète et élégante une fois au bois pour envisager de faire passer mes papapates du blanc livide au blanc cassé.
  5. Je vous aime tous ! Vous avez vraiment été des amours dans les commentaires de mon article précédent et la seule raison pour laquelle je n'ai pas répondu c'est que con comme je suis,  je n'aurais pas su quoi dire d'autre que "Merci beaucoup".
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25 mai 2012

Lettre de rupture

Il est minuit deux et je m'effondre en pleurs. Des pleurs de fatigue, mêlé à des pleurs de soulagement, le salé du pleurs de honte de soi et l'abondance du pleurs de rage. Peut-être même des pleurs de l'ironie de la vie.
 Il est minuit deux et je n'ai pas achevé ma lettre de motivation pour science-po à temps. Il est minuit deux et je devais encore écrire 457 mots sachant que le déjà rédigé n'était que mensonge et hypocrisie.
Il est minuit trois et je clique sur la petite croix rouge, et ce geste clos une période de ma vie.

J'ai tellement honte de moi, honte d'avoir pu croire que j'étais assez bonne pour réussir, puis pour avoir pu croire réussir par un miracle. Honte parce que je vais devoir affronter le regard déçu de mes grands parents et les faux discours consolateurs de ma mère, honte parce que je vais devoir supporter de dire la vérité à toutes ces autres personnes qui préparait science-po et que je laisse tomber. Honte parce que je me suis mise des bâtons dans les roues toutes seules, parce que j'ai pas travaillé de l'année, que je m'y suis encore prise à la dernière minute et que j'ai préféré trainer au bois plutôt que commencer à écrire cette foutue lettre. J'ai honte d'être une bonne à rien, un gâchis de capacités inexploités pour cause de flemmardise, j'ai honte de ne pas être vu telle que je le suis vraiment peut-être alors aurais-je changé pour devenir meilleure ? Je sens une part de moi mourir et ce n'est pas une figure de style, un peu comme si je découvrais ce qu'est la vie, des déceptions d'espoirs vides de sens. J'en ai des hauts-le-coeur : je viens de me réveiller et de prendre conscience de toute la merde que j'ai fais tout au long de l'année, de ma vie; c'est la première fois que je connais l'échec, le vrai, celui que tu te prends en pleine face et qui te cloue au sol avant que tu ne ripostes. Je ne serai pas cette grande éditorialiste indépendante et admirable que ma lamentable ambition visait pour moi. Voilà à quoi ça mène d'être une ambitieuse fainéante. Plus approche le bac, la bac plus je m'enfonce dans la honte parlytique et faisant encore moins j'ai davantage honte chaque jour. Honte d'échouer là où les autres semblent réussir : être heureux. Certes ils le font différemment mais tous ont l'air d'espérer dans l'avenir et de s'engager dans leur futur avec joie. Je suis partagée par une fierté et un honnête bonheur de leur réussite cause de notre sincère amitié et une jalousie animale d'incompréhension et de désir de posséder leur bonheur à mon tour.

"Je ne passerai pas science-po, ni les IEPs" cette phrase parait con mais elle est la cause d'un sourire hideux qui balaye mon visage. Un rictus de soulagement. Car finalement je ne crois pas avoir jamais voulu y entrer, j'ai tout bien dit et fait semblant, plus qu'aux autres je me suis mentis à moi même : "Demain tu travailles", "entrer là-bas te rendra heureuse" mais comme dirait Sartre : si je l'avais voulu, je l'aurais fait et je serai de mauvaise foi d'accuser le cosmos et de nourrir un ressentiment contre qui que ce soit. Je n'ai jamais vraiment eu envie finalement, plus que les études ou le prestige, c'est l'idée qui m'a plut, l'idée d'entrer dans une école où je pourrais devenir ce que je veux. En fait j'avais encore choisi la solution de facilité : travailler pour aller là où je n'aurais pas à lutter pour obtenir ce que je veux. D'ailleurs j'ai découvert avec horreur que je ne savais même pas ce qu'on y faisait à science po ! Je m'étais renseignée sur tout, l'hypokhâgne, les lettres modernes, le norvégien même les lettres classiques mais pas Science po et c'est abasourdie que j'ai lu partout "macroéconomie" et "sociologie", ce n'est pas pour finire ES++++++ que j'ai dit merde à tous et hissé les voiles vers la L. Alors finalement je ne crois même pas être déçue (à part de moi-même). Ce qui me blesse ce n'est pas d'avoir mis fin à un rêve bancal mais d'avantage de ce que cette année perdue, année où je me suis perdue révèle sur moi-même.

En attendant c'est en essayant de me reconstruire que je vais pousser mon nouveau cri "Hypokhâgne pardonne moi, je me suis laissée séduire mais au fond de mon cœur c'est ton nom qui sonnait quand on me parlait de lui"
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22 mai 2012

Si j'étais l'héroïne d'un teen movie

Le teen movie est un genre cinématographique particulièrement pervers qui fait croire au pauvre écervelée blonde comme moi que le lycée c'est toujours chouette, que les gentilles un peu potiche finissent toujours avec le mec parfait qu'elles épouseront d'ailleurs avant de leur "offrir leur petite fleur" et que nous finiront toute par avoir le college de nos rêves.

Les Teens Movies c'est la petite perversion cinématographique que je m'accorde une fois par mois en un dimanche matin où mon esprit semble particulièrement embrumé (enfin plus qu'à l'habitude). Quoi qu'il en soit tous ces films m'ont pourri l'esprit : parfois, lors de cours d'allemand un peu trop long à mon goût, je m'assoupis et dans mes songes je me réincarne en héroïne de teen movie.


Dans ce film je m'appelle Kate, je suis une senior (dernière année de lycée). Je ne suis pas très populaire (je mange à la table à côté de la poubelle) et  ma pire ennemie Amber, une gosse de riche star du lycée, n'a cesse de se moquer de moi. Courageuse et intelligente, je bosse dans un driver pour aider ma ma mère a faire vivre mes trois petits frères et sœurs parce que mon père est mort en Irak pendant la guerre et que les promoteurs immobiliers veulent nous expulser de notre maison. Le soir, je travaille dur pour réussir mes examens et entrer à Yale.

Mais un jour que je déjeunais (près de la poubelle) avec Bridget, ma meilleure amie et Chris notre Gayfriend, Amber la vilaine et sa bande de poupée barbie peroxydée ont vidé une bombe chantilly sur la tête de Chris (bah oui moi je suis l'héroïne principale, je dois tout de même rester jolie). Alors comme je suis intelligente j'ai lancé une pique d'un humour noir acerbe avec une vague allusion à Simone de Beauvoir (aka je suis aussi féministe) puis Bridget et moi, nous lançame de la purée sur la tête de Amber qui dû alors être portée aux urgences capillaires. Fière de nous, nous partîmes en cours (tandis que la caméra oublia d'informer le spectateur de ce qu'il advint de Chris).

Lorsque la sonnerie retentit le directeur me convoqua dans son bureau et m'informa que malgré mes notes exeptionnelles, je ne pourrais entrer à Yale à moins de recevoir une bourse pour ma participation à un club sportif ou culturel. Désemparée, je tentais de plaider ma cause mais face à l'impossibilité de ma situation je me décidai à trouver un club qui me conviennent. Au bout de trois jours, n'ayant rien trouvé qui me convienne, le directeur m'assigna de force au soutien scolaire. Et c'est ainsi que je rencontrai Josh.

Josh (ou Johnny comme tu veux)

Josh, c'est le mauvais garçon du lycée : il sèche les cours, il a une moto et surtout surtout comme dans tout les films merveilleusement joué il a un regard de séducteur hyper sensuel. Bon évidemment au début j'aime pas Josh mais des jumpcuts rapides expliqueront de façon très subtile au spectateur que Josh et Moi on se rapproche et qu'il est tendre au fond ! Puis on verra une scène super profonde où tu comprend qu'en réalité Josh est cultivé et intelligent, la preuve dans une scène il lit un livre ! D'ailleurs c'est quand il me dira que son livre préféré c'est Orgueil et Préjugés (on ne se moque pas j'aime vraiment ce livre), livre que j'ai dis adoré au début du film, que le spectateur se rendra compte que Josh et moi on est fait pour être ensemble !

C'est alors que Amber la vilaine décide de se venger détruit mon ordi où se trouvait (comme par hasard) les dernières photos de mon père. Bon alors là tu me vois en train de pleurer sur mon lit mais c'est à ce moment là que Josh rentre par la fenêtre (bad-boy style) et m'offre un ordinateur sur lequel il y a toute les photos de moi en train de faire de la balançoire avec mon père; bah oui Josh est aussi un crack en informatique et a réussi à sauver les images de mon disque dur grillé ! D'un seul coup il y a de l’électricité dans l'air (ou plus d’électricité du tout et comme le noir est un élément propice ...), je m'avance, commence à le remercier et là OH (pas) surprise il m'embrasse. Bon comme c'est toujours un film américain, je me détache commence à parler et il me dit "Arrête de parler" avant de me reprendre dans ses bras.

Cependant comme il ne faut pas choquer, Josh à un impératif quelquonque et me laisse là en me promettant de me rappeler le lendemain qui se trouve être le jour du bal du lycée. De suite j’appelle Bridget (ma meilleure amie celle qui n'a que trois scène dans le film) et lui raconte tout. Là on a le droit à une petite ellipse temporelle qui fait reprendre l'histoire le lendemain. Me voilà donc à pleurer sur l'épaule de Bridget parce que Josh n'a toujours pas appelé, que le bal commence dans une heure et que je me suis cassé un ongle. Bridget et Chris (on ne sait pas d'où il sort celui-là) me force à venir avec eux au bal. Tandis que je me lamente sur mon sort, une musique triste en bande-son, tout les autres semblent s'amuser.


 C'est là que Bridget accoure vers moi et me dit que Josh a été emmené en prison parce que l'ordinateur, fruit de notre amour, il l'avait volé. C'est alors que le directeur annonce que c'est Bridget la reine du bal (à la surprise de tous) et comme je suis une bonne amie je lui dit de profiter de son moment de gloire avant d'effectuer la course de ma vie jusqu'au poste de police. Course que j'effectue en talons de 15 centimètres sans me casser la figure une seule fois, ne pensant à déchirer la traîne (bah oui j'ai une traîne ça déconne pas) que trois secondes avant d'arriver les cheveux savamment coiffés-décoiffés. Bref je suis une sexe bombe.

Comme par hasard c'est au moment où ma course s'achève  que Josh sort du poste de police, on court l'un vers l'autre et nous embrassons fougueusement. Un fondu enchaîné laisse entrevoir l'épilogue : je m'installe bienheureuse avec Josh dans mon appartement de Yale (où j'ai été prise sans avoir travaillé le moins du monde), Bridget taquine Brad son copain (l'ex d'Amber) et Chris s'occupe de la déco (bah oui cliché power du gay qui redécore). Nous sommes tous heureux.

THE HAPPY END


Le problème c'est que je ne suis pas une héroïne de Teen Movies, que la sonnerie signe la fin du cours et que je vis ne vis pas en terre hypra capitaliste. En attendant je continuerai de regarder tous ces films métaphysiques au lieu de réviser mon bac. Je m'excuse pour les fautes dont le texte est sûrement truffé et vous laisse sur cette profonde réfléxion (car les teens movies font réfléchir) :


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15 mai 2012

I stay up late every night and realze it'a bad idea every morning


 Après réflexion je pense arrêter de culpabiliser pour ma sale manie de toujours tout remettre au lendemain. Encore une fois, je me suis retrouvée à réviser un bac blanc de philo le matin même à 6h pour 8h, encore une fois je me suis retrouvée à faire le montage de mon film pour le bac 6h de suite le lundi aprem' pour le mardi matin, encore une fois je me suis retrouvée en ayant rien fait pour mon dossier bac cinéma à rendre pour le lendemain, encore un fois j'avais appris mes textes pour le bac latin deux jours avant l'épreuve.

Mais finalement tout cela n'est que la suite logique d'une scolarité à toujours avoir tout fait la veille au soir. Et chaque fois, chaque fois je me convainquais intimement que je m'y prendrai plus tôt, à l'avance comme il faut, comme font les gens raisonnables or chaque fois je me retrouvais dépourvue comme la cigale à l'été venu et passait ma nuit sur mon boulot. Parce que oui, même si je suis naturellement une mauvaise élève qui ne fout rien, mon inconscient à dû intérioriser à force d'écouter mes parents qu'il fallait être bonne élève dans la vie. Alors je ma saleté d'inconscient me file des insomnies les nuits où je me couche sans avoir préparé mon DM (sauf pour l'allemand étonnement) et alors tels un zombie vers 3h du matin je m’attèle à la tâche jusqu'à ce que mon inconscient se sentent apaisé par les 12 pages noircies d'écritures.

Je sais bien que ce n'est pas le bonne façon de travailler, que je devrais m'y prendre à l'avance, faire des fiches et des plannings de révisions. Mais en attendant d'être touché par la grâce miraculeuse (ou par une note catastrophique qui me serve de leçon) qui me changerai en ce que je ne suis pas, je vais arrêter de culpabiliser. Peut-être es-ce juste ma façon à moi d'apprendre ? Il semblerait que je sois efficace dans l'urgence et mes notes ont toujours été là pour le prouver (certes elles pourraient être encore meilleure si je devenais une bête de travail mais bon je suis une cigale) alors en attendant de me prendre une claque dans la gueule une fois dans le supérieur, je vais continuer à fonctionner sur la base de longue veille, de café et d'adrénaline ! Mais pour le moment je vais surtout me coucher parce que je n'ai dormi qu'une heure cette nuit (et je suis objectivement super-fière de mon boulot sur les courts métrages de Godard) !



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11 mai 2012

C'est la faim (le niveau de mes titres s'enfoncent un peu plus chaque fois)



Il y a comme une étrange odeur de fin dans l'air. Je n'arrivai pas bien à cerner ce qui avait changé depuis la fin des vacances de pâques, mais j'ai enfin mis le doigt dessus : c'est la fin.

Il peut certes sembler bien étrange d'annoncer ce genre de choses alors que le conseil de classe n'est pas passé, que le bac approche à grands pas et que nous ne sommes même pas en juin mais cette odeur de fin n'est pas l'habituelle allégresse qui envahit les élèves quand ils sentent arriver les grandes vacances. Non, ce n'est pas ça. C'est plus profond (et plus con) : c'est l'impression de distinguer la ligne d'arrivée.

C'est que depuis notre âge tendre les parents nous ont élever en nous présentant le bac comme une fin en soi. J'ai dû entendre la phrase "Quand tu auras ton bac ..." que mon subconscient et ceux de mes camarades se représentent le bac comme le commencement du nouvelle ère. Dans l'imaginaire collectif de tout élève, le bac c'est la fin de l'école, le commencement de la vrai vie, un synonyme d'indépendance. Petits nous pensions même qu'avec le bac, on nous distribuerait notre métier.
Bien evidemment nous avons conscience de la réalité. Nous savons bien que nous iront encore en cours pour 3 ans minimum, que nous allons rester vivre chez nos parents, que nous galérerons à trouver un job. Pourtant malgré tout, le bac représente  un passage, et nous sommes envahis d'un étrange mélange de joie, de peur et de mélancolie (et un lycéen mélancolique, je vous jure que ça fait peur à voir).

On sent la fin de siècle.
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10 mai 2012

It's just another manic thursday



7h34 : Saleté de chiotte de réveil qui n'a pas sonné.
7h53 : I did it !! Je suis à l'heure et peut fumer tranquille. Accessoirement j'ai cours de quoi déjà ?
8h10 : Je n'aurais vraiment pas dû venir en soutien de philo.
8h11 : et dire que je suis là volontairement.
8h17 : Pfff déjà les commentaires de texte j'aime pas, mais alors Lévinas ...
8h32 : J'ai faim (je sais, je sais le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée et blah blah blah)
8h53 : Crotte (je n'avais pas écrit crotte) j'ai oublié d'aller chercher mon descriptifs de texte !

[...] (vide durant lequel j'ai eu cours et traversé tout le lycée de long en large pour trouver ma prof de latin)

11h02 : Semaine de Bac blanc oral de français. Conséquence : toute les salles sont changées.
11h06 : Les salopards nous ont mis au quatrième étage. Toute ma classe produit des râles laids et inquiétants, témoins des loques ne dépassant jamais le deuxième étage que nous sommes.
11h12 : Elle rend les disserts !! Il semble que comme à l'habitude je sois à la fin du tas de copie
11h13 : C'est qu'il garde le meilleur pour la fin ! ou la pire écriture, faut voir.
11h14 : J'ai eu 15 !! (je dédicace d'ailleurs cette copie à  Fat_Candies et l'aide qu'elle m'a apporté via Formspring !) 
11h16 : J'AI FAIM !!!
11h18 : "Putain mais arrète de chanter ABBA, comment tu peux être aussi déstress" Clara ne semble pas comprendre ma façon de stresser
11h19 : D'un autre côté, elle, elle a rêvé que son dico de grec voulait la manger (dédicace SomeonePM)
12h32 : Je décroche petit à petit du cours.
12h34 : Je suis arrivée à ce stade où tu as si faim que tu ne le sens plus.
12h35 : Blah blah Religion blah blah flageller blah blah la mort.
12h37 : Clara s'en va-t-en grec, mironton mironton mirontaine. Clara s'en va-t-en grec alors merde à elle !
12h41 : Sept élèves sont morts allongés sur leurs tables. Pas grave, la prof vient de dire que la religion sauvait de la mort.
12h45 : Envie de fumer. Il ne me reste plus qu'une clope; j'ai trois centimes dans mon porte monnaie. Drame.
12h54 : "La religion c'est l'opium du peuple ! L'abolition de la religion en tant que bonheur illusoir du peuple, c'est l'exigence de son bonheur véritable" Et bah voilà ça devient interessant.
12h59 : Les morts récussitent à l'aproche du glas liberateur.
13h00 : (H-3) L'intégriste catholique de ma classe est écarlate de colère, menace de frapper la prof et déchire le texte de Marx.
13h01 : De toute manière je l'aime pas.
13h06 : Sonnerie. La classe explose dans un débat pour ou contre les caricatures de la religion.
13h32 : Gaffiot  check Convocation et CI check Textes check Part de pizza avalé en vitesse check Confiance en moi pas check. Je dois encore aller chercher ma môme et la poser à son cours de Théâtre.
13h39: Alleluia, paye du mois ! Phillip Morris on peut sortir maintenant.
13h56 : Gamine déposée, comme l'impression que je vais me pisser dessus.
14h04: Pour la première fois de ma vie je vais prendre un bus en avance ET avec un ticket
14h23: Il y a trois jeunes hilarant de ridicule près de moi.
14h24: En espérant que personne n'ai jamais pensé ça de moi.
14h30: Je descend dans un quartier inconnu, je dois désormais trouver le lieu de mon execution.
14h31 : I gotta feeling (on a tous le droit à nos perversions musicales) que ça doit être par là.
14h38 : C'est officiel je suis perdue
14h41 : J'abandonne, j’appelle Sophie
14h42 : Sophie me fait Google Maps
14h54 ; Je suis arrivée, ce lycée ressemble à une prison, ironique non ?
14h55: Salle A138. Je ressens comme le besoin imminent d'avoir un empêchement, une peau de banane, un piano qui me tombe sur la gueule, le monde reconnaissant enfin mon immense talent de chanteuse.
15h00 : H-1
15h09 : J'allume me deuxième clope et cherche une sortie de secours, on sait jamais quelqu'un pourrait mettre le feu au lycée.
15h10: Je dois juste ne surtout pas tomber sur la première bucolique ou la mort de Socrate.
15h12 : Ce lycée est particulièrement lugubre, ou l'ambiance, ou les deux.
15h13 : We don't need no education 
15h16 ; Je suis dans la seule salle où la prof est en avance sur son planning.
15h21 : Je ne sais plus rien. En face de moi y en a trois qui se connaissent et qui crient, blaguent et délibèrent devant la salle de leurs textes. Vos gueules, je tente de travailler. Ou de chercher un moyen de disparaitre par combustion instantanée.
15h31: C'est mon tour
15h33: Ouf je tombe sur la lettre à Lucillius de Sénèque (ou plutôt sur l'une des 231)
15h34 : Je viens de faire peur aux autres candidats en sortant le pavé poussiéreux, scotché et massif qui me sert de Gaffiot.
15h35 : La salope m'a donné pour bonus une autre lettre de Sénèque.

[...]
 
16h35 : Ce fut catastrophique (je suis tout de même mélodramatique comme nana)
16h36 : Putain plus de latin avant pfff longtemps (en fait ça dépend où je vais).
16h48 : Je me sens bipolaire; alternant entre rire nerveux d'échec et sourire de soulagement et de libération.
16h49 : "Faites du latin, ça rapporte des points" qu'y disaient
16h50: Il me faut du chocolat, de la nourriture, n'importe quoi du moment qu'il y en a beaucoup.
16h51 : Je sens que le bac n'aidera pas mon ventre à être aussi plat que les mannequins de la pub H&M.
16h55 : There's no way,'cause their's no will; Herman Dune a tout compris.
16h57 : J'arrête ici le live bloggin inutile de ma première journée de bac et vais m’enterrer sous ma couette avec un smoothie et 2 Broke Girls.

PS : M'en fiche il fait beau alors je souris grand jusqu'aux oreilles.
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07 mai 2012

La bastille est une fête

Comme j'aime à m'imaginer en version féminine de Rabelais (non je ne suis pas du tout prétentieuse), je commencerai cette article par une petite digression. Ainsi comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite, je lis actuellement Paris est une fête de Hemingway et autant vous dire que c'est génialissime, que je suis amoureuse de l'ambiance parisienne qu'il décrit ici et qui fait voler en million d'éclat l'insipide (et mauvais) Midnight in Paris.


Bien maintenant entamons notre sujet principal : Je passerai mon bac sous un président (et je l'espère, un gouvernement) de gauche ! Enfin bon laissons là la confiture de mes opinions militantes dont le pot n'est déjà plus qu'à moitié plein, pour nous concentrer sur ce drôle d'évènement qui s'est déroulé à la bastille en ce 6 mai 2012.
Autant vous dire que lorsque Niels m'a proposé d'aller à la Bastille, le sang de terroriste communiste qui coule dans mes veines n'a fait qu'un tour et j'ai sauté sur l'occasion. A peine suis-je sortie du métro que les résultats tombent, tous laisse éclater leurs joie; moi, je suis la réaliste quasi déprimante à dire que c'était franchement borderline et qu'on est pas passé loin. Quand bien même, les gens semblent ivres, ivres de bonheur disent-ils, je crois plutôt qu'ils se sont grisés aux faux espoirs et à la bière. Heureusement, je reste pragmatique et bien que tout ça semble puer l'envie d'oubli et les déceptions à venir, je décide que j'ai moi aussi le droit de me réjouir et de fêter un évènement tant attendu. J'ai donc dansé, ri, poussé, hurlé, j'ai marché sur des pieds, j'ai mangé un sandwich aux merguez et accroché une rose à ma veste...

Mais où est-antigone ??


Cette soirée aurait pu être l'une de mes plus belles soirées mais il y avait ce petit quelque chose qui m’empêchait d'être véritablement enthousiaste. Je ne sais pas ce que c'est. Peut-être le remord d'avoir préféré envahir la Bastille plutôt que de réviser mon DST de philo prévu le lendemain à 8h, peut-être le stress du au bac latin de demain, peut-être même suis-je une rabat-joie. Là, au milieu de la foule je ne parvenais qu'à être affligée par le nombre de drapeau qui n'avait rien à faire là (égypte, argentine, breton (bien que je reste fidèle à ma patrie d'adoption)), je ne pouvais applaudir au discours lisse et prévisible d'Hollande, et je n'arrivait pas à être convaincue que le changement était pour maintenant.

Moi, j'attends de voir. La fête de la bastille je suis prête à la refaire d'ici 5 ans si des changements (et dans le bon sens) ont vraiment eu lieu. Sinon, notre nouveau présidents n'aura été qu'un autre faux espoir qui aura beaucoup promis et peu appliqué. Quoi qu'il en soit je garderai un souvenir bi-polaire de cette étrange soirée. Et j'attendrai le printemps pour me réjouir (genre tu vois l'allégorie ? le printemps des saisons et le printemps des peuples. T'as pas vu ? Pff pas grave moi je sais qu'elle est là).


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01 mai 2012

A cul foireux, toujours merde abonde


 En ce jour béni du "vrai" travail, je me suis levée du bon pied (le gauche) pour la première fois depuis longtemps. Je me suis surtout levée avec un goût de printemps en bouche apporté par le hurlement de mes sœurs. Alors tel la fleur du printemps (fanée et morte après l'hiver), je me suis faite rose avant d'aller déjeuner chez mes grands-parents. En réalité je me suis surtout mis du rose à joue de peur d'entendre pour le 657ème fois de ma vie le traditionnel "T'es un peu pâlotte quand même" de ma grand-mère.

Après un ravalement de façade je me suis donc envolée pour le 14ème arrondissement (où habitent tout les grands parents) sans avoir au préalable fumé la fin de mon paquet une étape nécessaire pour supporter les nerfs calmes l'alcoolisme sociable de la famille. Tout sourire et pleine de bonne volonté j'ai absorbé autant de soleil que possible dans les couloirs jaunâtres du métro tout en frayant gaiement mon chemin à travers les vendeurs qui hurlaient la douce musique du "Muguet muguet 1 euros".



Arrivée à bon port, non sans avoir dû supporté moult regard de travers dirigé vers la timbrée qui surlignait son Gargantua, habillée en fille de bonne famille en écoutant du Offsprings à s'en faire péter les tympans, je fus soulagée d'entendre la même blague que lors des 657 fois précédentes mais non moins offusquée d'avoir encore eu le droit a une sympathique réflexion concernant mon teint de peau.
Je dois tout de même reconnaitre une chose c'est que chez mes grands parents on bouffe bien. Autant dire même que j'ai eu le droit à un déjeuner gargantuesque et que mon ventre fut bienheureux de reprendre en un repas les 2 kilos âprement perdu en deux semaines (en réalité je n'en sais rien car dans l'optique de préserver mon moral il n’y a pas de balance chez moi outre le wii fit). Quoi qu'il en soit il fut comme lors de tout repas question de livres, puis de politique, puis de la famille, puis de livres, puis de mes études et de l'espoir porté sur moi (à mon grand damne) puis de politique et enfin accompagnant le digestif du repas en lui même.
Ce fut donc un déjeuner traditionnel où des insultes à Copé se mêlèrent à des critiques de cinéma et des éloges de la rive gauche à une liste de bon pâtissier tandis que je tentais tant bien mais plus mal d'exposer l'éventualité d'un abandon du concours science-po en taisant les problèmes financiers de ma mère leur fille et feignant d'ignorer que ma grand-mère entamait sa deuxième bouteille.
Somme toute rien d'exeptionnel et je me demande même ce qui me motive à vous raconter ces inutilités mise à part l'envie totale de ne pas travailler.

Je réussis enfin à m'éclipser durant la sieste post-cognac de bonne-maman vers 16h30 (c'est classe, non ? ok ça fait bouge mais franchement mes petits-enfants m’appelleront comme ça) et quel ne fut pas mon dépit quand je me retrouvai dans un métro transportant la quasi-totalité du meeting de Sarkozy. Coincée entre deux jeunes UMP s'égosillant à en devenir écarlate que leur candidat était le meilleur pour la France, je me surpris à souhaiter que l'on me laisse lire mon livre en paix lorsque les deux représentants des jeunesses UMP me prirent à parti. Vêtue de bleu marine et de rouge dans l'optique de faire croire à ma grand-mère que je porte autre chose que du noir, ils durent penser que j'étais des leurs et que je soutiendrai leur point de vue. Quelle ne fut pas le désappointement quand d'un sourire éclatant j'annonçais avoir déjà une serpillère après qu'ils aient tenté de me donner un joli t-shirt non sans oublier de leur dire que je déménagerai à l'étranger si Hollande perdait. Sentant monter la moutarde (et pas celle ingurgitée avec le homard) je remerciai le hasard de devoir descendre là et m'éclipsai bien loin de cet étrange métro.


En conclusion de cet énième article "je vous raconte ma vie inutile et mes péripéties de canapés", j'embrasse mille fois les personnes qui ont fait revenir le soleil sans qui cette journée fériée n'aurait été qu'un mardi déprimant et agaçant.


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