04 mars 2012

If you can hold on, hold on


Si la semaine écoulée j'ai pu espérer la reprise des cours à cause de l'ennui progressif qui m'envahissait, tout mon corps et mon esprit (oui je les séparent, je suis cartésienne moi madame) sont plus que récalcitrant à l'idée d'aller s'asseoir dans une classe. Disons que la récréation ou plutôt l'ermitage est terminée. Je vais devoir faire face à des imbéciles problèmes plus cons les uns que les autres et qui pourtant m'épuisent d'avance. J'ai pas envie de me lever à 7h, de dire merci quand les gens feront de faux compliments sur ma nouvelle couleur (genre blond-roux mais pas vénitien), pas envie de me faire engueuler lors des rendus de bacs blancs, la flemme d'organiser le carnaval du lycée, de parler à Niels comme si moi aussi j'avais oublier les bêtises qu'il m'a dit grandement éméché, de dire que non je n'ai aucune nouvelle du communiste, d'écouter Louise déblatérer sur son nouveau nouveau copain et Clara se lamenter sur Sébastien. Deux semaines de vacances m'auront fait un bien fou mais n'ont pas fait disparaitre les pathétiques petits problème que je dois gérer en plus du reste.

Je fais des cauchemars ou plutôt des insomnies sans réussir à m'endormir je tente de visualiser ma vie dans un an et je ne voit rien. Je ne sais pas où j'habiterai, où j'étudierai, si ma mère sera guérie, si mon père sera toujours calme, si je serai heureuse. Mes seuls points d'ancrage sont ce blogs et Sophie. Je crois que ça m'angoisse et pourtant y a pas de quoi.

et les Killers
Rendez-vous sur Hellocoton !

6 commentaires:

  1. Je me suis tellement retrouvé dans une partie de ton article ! Moi non plus, je n'ai tellement pas envie de retrouver les autres, ces pauvres gueux qui sont centrés sur eux, et ne font pas attention à ce qui les entoure. (Sartre avait tellement raison, ils sont vraiment infernaux !)
    C'est drôle parce que j'ai vu ton post au moment ou j'écrivais le mien, et qu'on parle du même sujet. Tout le monde à la tête à ça en ce moment :)

    RépondreSupprimer
  2. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'enfer c'est les autres ! Et mes amis ne sont pas de pauvres gueux, plus que d'eux le problème vient de moi. Disons que j'ai un caractère à la limite du bipolaire (merci papa)alors je fonctionne par période : en seconde j'étais on ne peut plus misanthrope alors qu'avec mon entrée en L je me suis épanouie et ouverte aux autres. Mais là je me sens comme un ras-le-bol de mon lycée (j'y suis quand même depuis 7 ans), j'ai envie de changement (le changement c'est maintenant) de rencontres, de nouveautés.

    RépondreSupprimer
  3. Chère amie, j'ai eu le même problème. Fin troisième, envie de changement. Seconde, renaissance avec aucune personne de connue dans ma classe. Puis terminale, lassant... J'ai donc fait le choix de partir un peu plus loin alors que j'aurais pu aussi mettre des universités à 25KM de chez moi. Mais non. Partir, partir. C'est normal cet état d'esprit. Qui plus est 7 ans que tu y es, tu en as fait le tour. C'est également compréhensible de par le fait que tu mûris. Même si certains ne partagent pas cet avis, pour mûrir réellement il faut changer de décor autour de soi, de protagonistes, cela fait du bien. Tu avances. En tout cas, cela m'a permis de m'épanouir.

    Pour ton avenir, APB te joue des tours ? Compréhensible aussi. Il ne faut pas non plus t'inquiéter à te ronger le sang. Il faut que tu avances petit à petit en te posant des questions. Qu'est-ce que j'aime ? Où est-ce que je m'éclate ? Est-ce que je me vois pourrir dans un bureau ou être au contact des gens ... ? D'ailleurs si tu tentes l'aventure prépa, tu auras encore un peu de temps avant de te décider.

    Du courage. Et des bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis parfaitement d'accord avec toi sur la nécessité de changement mais le problème c'est qu'étant sur Paris je ne peut pas prétendre à l'internat et qu'un appart n'est pas dans mes moyens =)
      Et pour ce qui est d'APB mon problème n'es pas de savoir ce que j'aime : j'aime tout ce que j'ai choisi mais j'ai peur de manquer quelque chose. Si je vais en fac peut-être manquerai-je un monde davantage enrichissant comme la prépa ? et si je fais A/L ou Lettres alors peut-être que le norvégien aurais été me voie. Et dans tout ça je ne me prépare même pas au concours science-po parce que je pense que je suis foutue d'avance. Si où que j'aille ma voie me plaira j'ai tout de même peur de passer à côté de quelque chose.

      Supprimer
  4. Garde le cap, concentre toi sur ton bac et navigues tranquillou sans te poser de questions...

    Par ailleurs : les Héritiers de Bourdieu, hyper bien non?

    RépondreSupprimer
  5. On en vient à saturation du lycée! J'ai passé une journée à la fac, et même si j'ai été déçue du je m'en foutisme des gens et de la facilité des cours, ça m'a quand même donné envie d'arrêter le lycée!

    RépondreSupprimer