26 février 2012

Il va y avoir du sport [Silmaris]


 Moi et le sport c'est pas une grande histoire d'amour ! Je pense d'ailleurs que ce blog perd beaucoup de mon statut de dispensé d'EPS car lorsque j'avais encore le courage de me déplacer pour courir après une balle de ping-pong pendant deux heures, mon sens de l'humour et de l'auto-critique était décuplé par mon incapacité à rattraper quoi que ce soit ! Bon, comme mon asthme et ma cheville de merde ne sont pas non plus très handicapant j'ai comme tout les enfants pratiqué des sports (je tiens d'ailleurs à préciser que si mon niveau de judo est bon, au bout de trois ans de tennis je me mettais encore la balle ET la raquette dans l’œil) et encore aujourd'hui il m'arrive lors de grands moments de délire (souvent déclenché par vu de mon bidon) d'aller faire de la gym ou la piscine. Cependant le concept de sport me reste bien moins excitant que celui de cuisine.

C'est pourquoi lorsque j'ai appris que les thèmes du concours IEP de cette année sont "La Religion" et "Le Sport", la loque athée que je suis a fait une tête de six pieds de longs en répétant "J'y arriverai jamais. J'y arriverais jamais ! J'y arriverais Jamais !!". Je me suis ensuite repris et j'avale de nombreux polycopiés de plus en plus inutile face à ma détermination en chute libre pour les concours visés mais là n'est pas la question. La question c'est que peut-on trouver d’intéressant dans le sport qui ne l'est pas ailleurs ? Or si je vois bien l’intérêt d'un sport pratiqué, je comprends moins celui d'un sport regardé. C'est pourquoi mes gentils amis particulièrement serviable ont proposé d'envahir ma maison!



Hier donc, vers 13h30 Manu, Niels et autres troublions (ainsi que Soso car il me fallait un soutient féminin) sont arrivés deux packs de bières à la main, se sont affalés sur mon canap' et ont lancé le tournoi des six nations. Heureusement je me suis épargné un ridicule total grâce aux rares connaissances acquises durant les 6 années où mon frère à fait du rugby. J'étais donc capables de comprendre des termes comme transformation (qui n'a rien à voir avec les power rangers) et mêlée (qui n'est en fait qu'un câlin un peu violent). Après deux matchs et autant de canettes je pouvais clore mon étude digne d'une sociologue et déduire que regarder un sport à la télé a plusieurs objectifs qu'on peut classer en trois catégories :
  • Pour les garçons/hommes : refaire le match par le biais d'insulte de l'arbitre et de l'équipe non-soutenu, pratiquer le fameux sports du lévé-assis sur le canapé car il est obligatoire de se redresser chaque fois qu'un joueur garde le ballon plus de trois secondes (ne pas oublier de continuer de crier), se faire planifier ses pauses pipi par les commentateurs qui t'autorisent à aller au chiottes à la mi-temps, projeter sa conscience propre sur l'équipe soutenue (hurler en cas de défaite, hurler en cas de victoire et dire "on a bien joués" au lieu de "ils ont bien joués".
  • Pour les filles/femmes : se foutre de la gueule des commentateurs et de leurs réflexions débiles, se moquer des noms des joueurs ou des entraineurs ou des arbitres, poser plein de questions aux mecs en les empêchant de suivre l'"action", dire "oui" "non" "bof" à chaque zoom sur un joueur, soutenir l'équipe avec le plus de joueurs mignons, attendre avec impatience les interviews dans les vestiaires pour tenter d'apercevoir les fesses musclés d'un rugbyman,  raconter des ragots sans suivre le match, essayer de jouer au sport du levé-assis : se lever au mauvais moment.
  • Pour tout le monde : passer une après-midi devant la télé tout ensemble au lieu de comater seule par ce temps gris sur son lit.
Rendez-vous sur Hellocoton !

2 commentaires:

  1. Ton article m'a bien fait rire : je compatis entièrement avec toi, je suis aussi un handicapé congénital du sport.
    Sinon, j'ai pensé à toi aujourd'hui : j'ai vu Antigone.
    A bientôt !

    RépondreSupprimer
  2. T'as pas besoin d'être croyant pour avoir une réflexion sur la religion ! Au contraire, en tant qu'athée, je suis même persuadée que l'esprit est plus critique, et qu'on peut avoir une réflexion plus générale lorsqu'on ne croit en rien.

    Par contre, pour le sport, j'avoue, vie de merde.

    RépondreSupprimer