05 juillet 2011

J'ai jamais pu oublier l'odeur des endroits où j'irai


Ailleurs.
Je vais aller ailleurs.
Monter dans le train, fermer les yeux et partir.

Le train avance; je vois ma mère sur le quai qui me fait de grands signes.
On dépasse la gare, je ne distingue plus les gens. Je ne parviens plus à voir et entendre la foule. Le brouhaha parisien laisse la place au rythme rassurant des rouages.
On va de plus en plus vite. Je ne peux plus voir les tours; je ne vois plus les arbres ; je ne vois plus qu'une masse continue de gris, de vert et de marron.
On accelère. C'est définitif. Le voyage va être une longue route tranquille sans aucune embûche ou rebondissement, sans aucun trouble. Le voyage est prévu, il planifié, il est clair, il a un itinéraire.
On traverse un tunnel. Ce tunnel me coupe de tout, de tous, de la technologie. J'ai éteint mon portable. Je n'ai plus de lien avec ma réalité. Avec ma fatigante, bruyante, ennuyante, surprenante et épuisante réalité.

Je me sens partir.
Non, c'est tout le reste qui part : c'est les cahiers qui s'envolent, les heures qui n'ont plus de valeurs, les gens dont je n'ai rien à faire qui se volatilisent. Le tourbillon de l'année scolaire s'en va, poussé par les vents vers d'autres continents.
Et moi je reste là dans une bulle de vide tranquille.
Et je veux toujours être ailleurs.

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